Pour soutenir le secteur agricole, l’Algérie a récemment mis en place une mesure significative afin de favoriser l’accès aux prêts à taux zéro. Cette initiative vise à faciliter le financement pour les agriculteurs, leur permettant ainsi de développer leurs activités.
Élargissement des banques participant au financement
Auparavant, seule la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) gérait le financement des investissements dans l’agriculture. Désormais, toutes les banques publiques du pays sont impliquées, selon les informations fournies par le ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la Pêche. Pour garantir la bonne exécution des projets agricoles, un nouveau dispositif de financement vient d’être instauré. Ce système a été établi dans le cadre d’un accord-cadre entre le ministère et l’Association des banques et des établissements financiers (Abef), comme l’indique le ministère.
Nouveaux mécanismes et conditions de financement en Algérie
Ce nouveau cadre permet d’étendre le financement des projets agricoles à l’ensemble des banques publiques, comprenant la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR), la Banque nationale d’Algérie (BNA), le Crédit populaire algérien (CPA), la Banque du développement local (BDL), la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP-Banque) ainsi que la Banque extérieure d’Algérie (BEA).
Dans le cadre de cette initiative, le ministère s’engage également à couvrir entièrement les intérêts des prêts accordés. Les activités pouvant bénéficier de ces prêts subventionnés incluent la création et l’équipement des exploitations agricoles ou d’élevage, la modernisation des structures existantes, l’intensification, ainsi que la transformation et la valorisation des produits agricoles. Ce dispositif concerne également le stockage et la conservation des produits d’importation, ainsi que le conditionnement et l’exportation des biens agricoles, en plus de toute autre activité liée à l’agriculture ou à l’industrie agroalimentaire. Il est à noter que les montants des prêts sont soumis à un plafond de 100 millions de dinars algériens (soit 10 milliards) pour les investissements individuels et de 200 millions de dinars (ou 20 milliards) pour les prêts collectifs.