En 2025, l’Algérie a conservé sa position de premier producteur de gaz sur le continent africain, avec une production estimée à 101,84 milliards de mètres cubes. Cette performance place le pays en tête, suivi par le Nigeria et l’Égypte, qui occupent respectivement la deuxième et la troisième place.
Une légère baisse de production comparée à l’année précédente
Par rapport à 2024, la production gazière algérienne a enregistré une diminution de 2,5 %, tombant de 104,49 milliards de mètres cubes à 101,84 milliards. Malgré cette baisse, le classement du pays dans le secteur énergétique africain demeure inchangé, lui permettant de garder une avance significative. Les exportations de gaz ont totalisé 45,7 milliards de mètres cubes pour l’année, une grande part ayant été destinée à des pays européens. Le président Abdelmadjid Tebboune a souligné l’engagement de l’Algérie en tant que partenaire fiable pour l’Italie et l’Europe, évoquant également la coopération énergétique dans le contexte actuel des marchés pétroliers et gaziers.
Fluctuations saisonnières dans la production
Au cours de l’année 2025, l’Algérie a connu des variations notables dans sa production, avec le premier trimestre affichant les meilleurs chiffres, soit 27,86 milliards de mètres cubes. La production a ensuite chuté au deuxième et troisième trimestre, culminant à 23,94 milliards et 23,66 milliards de mètres cubes, respectivement. Cependant, une reprise a été enregistrée au dernier trimestre avec 26,36 milliards de mètres cubes. Sur le plan mensuel, janvier a été le mois le plus productif avec 9,74 milliards de mètres cubes, tandis que septembre a été le plus faible, affichant 6,92 milliards de mètres cubes.
Les autorités algériennes ont mis l’accent sur le renforcement des partenariats, particulièrement avec l’Italie. Les discussions concernent les projets en cours ainsi que de potentielles nouvelles initiatives, surtout dans le domaine de l’exploration offshore, visant à améliorer les capacités de production et l’acheminement du gaz vers les marchés internationaux.
Le Nigeria et l’Égypte en difficulté
Le Nigeria s’est classé au deuxième rang des producteurs de gaz, avec une production de 58,47 milliards de mètres cubes en 2025, en baisse par rapport à 61,65 milliards en 2024, soit une diminution de 5,2 %. Cette baisse intervient après une période de production plus élevée au cours du premier semestre de l’année. D’autre part, les exportations de gaz du Nigeria ont réussi à augmenter, atteignant 22,29 milliards de mètres cubes, représentant une hausse de 7 %.
L’Égypte complète le podium en troisième position avec une production de 42,34 milliards de mètres cubes en 2025, en baisse par rapport aux 49,37 milliards de mètres cubes en 2024, soit un recul de 14,2 %. Les volumes trimestriels sont restés relativement constants autour de 10 milliards de mètres cubes. Les données montrent également une augmentation significative des importations de gaz naturel liquéfié en Égypte, qui ont atteint 8,91 millions de tonnes en 2025, enregistrant une hausse de plus de 220 %. En revanche, les importations par gazoduc ont diminué, se chiffrant à 9,17 milliards de mètres cubes.