Mohamed Fdjaikha, âgé de 79 ans et originaire d’Algérie, fait face à des défis administratifs significatifs depuis février 2024. Résident en France depuis 1973, il se retrouve actuellement coincé à Annaba, en Algérie, car son titre de séjour a expiré. Vivant habituellement à Maubeuge avec sa femme et ses enfants, son retour est en attente d’un visa nécessaire pour voyager.
Un séjour prolongé involontaire en Algérie
Depuis un demi-siècle, Mohamed a fait sa vie en France, travaillant et élevant une famille à Maubeuge. Bien qu’il ait choisi de ne pas adopter la nationalité française, il avait toujours renouvelé son titre de séjour pour maintenir sa légalité. En février 2024, il voyage à Annaba pour visiter sa famille, avec un billet de retour pour le 19 février. Toutefois, son titre de séjour expirant le 15 février, il s’est vu refuser l’embarquement pour son retour en France, bloquant ainsi son voyage à l’aéroport d’Alger.
La fille de Mohamed, Fatiha, révèle que des voyages fréquents entre les deux pays étaient courants pour son père, mais cette fois, même un retard de quelques jours a eu des conséquences importantes.
Echecs répétés de demande de visa
Depuis cet incident, Mohamed a tenté à trois reprises de sécuriser un visa pour retourner en France, sans succès. Selon son avocate, l’absence de réponse formelle à sa dernière demande suggère un refus implicite de la part des autorités. Le consulat français à Annaba ne s’est pas exprimé officiellement à ce sujet bien que sollicité.
Lorsqu’un résident en France se trouve à l’étranger avec un titre de séjour expiré, il doit demander un visa pour revenir, un processus durant lequel les services consulaires examinent divers justificatifs.
Impact familial majeur
L’impact de cette situation se ressent profondément sur le plan familial. Alors que son épouse et ses neufs enfants continuent leur vie à Maubeuge, Mohamed est seul en Algérie, une séparation douloureuse pour toute la famille et rendue plus difficile par son récent accident vasculaire cérébral en 2025. Sa santé précaire nécessite des soins constants que ses proches sont impuissants à fournir à distance.
Deux ans après son départ initial, les efforts se poursuivent pour permettre à Mohamed de retourner en France et retrouver sa vie à Maubeuge.