En Algérie, lutter contre la bureaucratie demeure un combat acharné. Malgré les initiatives gouvernementales pour simplifier les procédures administratives, le phénomène persiste, particulièrement dans certains domaines. Cette situation a été personnellement constatée par Yacine Oualid, ministre de l’Agriculture et du développement rural, lors d’une inspection dans la wilaya de Blida.
Débat sur le terrain entre un agriculteur et le ministre
Lors de cette visite, le ministre a été interpellé par un agriculteur confronté à un problème administratif typique. L’homme a expliqué qu’en dépit de posséder tous les documents requis, y compris un agrément et un diplôme, la récupération du son de blé lui a été compliquée par la demande supplémentaire de la carte du fellah, un document essentiel pour accéder aux soutiens étatiques.
La réaction du ministre face à la bureaucratie
Choqué par cet exemple frappant de rigidité bureaucratique, Yacine Oualid a immédiatement pointé du doigt les travers de cette bureaucratie encore ancrée en Algérie. Il s’est étonné que l’agriculteur, bien qu’intégré dans les programmes officiels et reconnu par toutes les autorités locales, n’ait pas reçu sa carte de fellah. Face à cette situation, le ministre a pris des mesures directes pour que l’agriculteur obtienne ce document sur-le-champ, déclarant qu’un échec à résoudre ce problème représenterait un défaillance majeure du ministère.
La scène, rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux, met en lumière les défis que rencontrent les acteurs locaux face à une administration parfois trop exigeante. Cela souligne également le fossé entre les politiques d’amélioration prévues et leur mise en œuvre effective sur le terrain.
