L’Algérie a récemment confirmé l’achat d’une quantité substantielle de blé tendre pour combler ses besoins nationaux et augmenter ses réserves de céréales. Ce produit essentiel reste au cœur des préoccupations alimentaires du pays.
Acquisitions récentes par l’OAIC
L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a validé l’acquisition de plus de 600,000 tonnes de blé meunier cette semaine, répondant à un appel d’offres initial de 50,000 tonnes. L’opération s’est réalisée à un prix compris entre 259 et 260 dollars par tonne, frais de transport inclus.
Malgré le caractère confidentiel de ses transactions internationales, l’OAIC aurait tenté d’acquérir de nouvelles quantités de blé tendre le lendemain, sans succès. Les pourparlers ont achoppé sur les prix, les vendeurs demandant environ 260 dollars par tonne, une offre refusée par l’OAIC selon certains traders.
Provenance et livraison du blé
Concernant la source du blé récemment acheté, l’Ukraine, la Roumanie et la Bulgarie semblent être les principaux fournisseurs. L’OAIC a prévu trois périodes de livraison pour ces cargaisons : du 16 au 30 avril, du 1er au 15 mai, et du 16 au 31 mai. Cette nouvelle transaction porte à plus de 1,2 million les tonnes de blé tendre importées par l’Algérie en un mois seulement. La précédente acquisition s’élevant à plus de 600,000 tonnes avait été faite le 19 janvier à un tarif de 254 dollars la tonne, frais inclus.
Prévisions et contexte économique
Durant la campagne agricole de 2025-2026, l’Algérie est estimée devoir importer jusqu’à 9 millions de tonnes de céréales, incluant blé et orge, tandis que sa production nationale devrait se maintenir autour de trois millions de tonnes, d’après les projections du Département américain de l’Agriculture. En 2024, l’Algérie a dépensé 1,76 milliard de dollars pour l’importation de blé, selon les données de la plateforme OEC.