Un faux barrage installé à Hamadi, près d’Alger, relance les inquiétudes sur la montée du grand banditisme en Algérie. Retour sur ce braquage spectaculaire et l’enquête menée par la Gendarmerie nationale qui a permis d’interpeller plusieurs suspects et de récupérer la totalité du butin.
Réapparition des Faux Barrages en Algérie
Dans un scénario qui rappelle les sombres années 1990 marquées par le terrorisme, un faux barrage a été érigé à proximité de la capitale Algérienne au début de 2026. Toutefois, cet acte n’est pas lié au terrorisme, mais plutôt à une escalade du grand banditisme, un phénomène qui gagne en ampleur dans le pays.
Détails du Braquage à Hamadi, Boumerdès
À Hamadi, localisé dans la wilaya de Boumerdès et non loin d’Alger, des bandits déguisés en officiers de police ont mis en place un barrage routier artificiel. Ils ont arrêté un véhicule appartenant à une entreprise étrangère qui transportait une grande quantité d’argent. Les employés du véhicule, trompés par l’apparence authentique des assaillants, se sont soumis à un contrôle sans méfiance. Les criminels, bien préparés, disposaient de tout le nécessaire — véhicules, uniformes, et même des armes — pour paraître crédibles.
Conséquences du Braquage et Réponse des Autorités
Lors de ce faux barrage, les criminels ont réussi à dérober 12 millions de dinars, équivalant à 1,2 milliard de centimes. La gendarmerie nationale, rapidement alertée, a lancé une enquête immédiate qui a permis de démanteler ce réseau criminel. Trois suspects ont été appréhendés tandis qu’un quatrième est toujours en fuite et activement recherché. L’intégralité de la somme volée a été récupérée, et les autorités ont également saisi deux véhicules et une arme factice utilisés lors du braquage.
Cet événement souligne l’évolution des méthodes employées par les réseaux criminels en Algérie, s’apparentant désormais à celles des organisations criminelles majeures. Les suspects arrêtés seront traduits devant la justice compétente pour répondre de leurs actes.