La course pour la direction de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris est lancée, suite à la démission de Jack Lang. Parmi les candidats retenus figure un Franco-algérien, tandis que la décision finale revient au président Emmanuel Macron. Jack Lang a quitté ses fonctions après avoir été mentionné dans des documents liés à l’affaire Epstein aux États-Unis. Le nom du nouveau président devrait être révélé ce mardi.
Karim Amellal et Anne-Claire Legendre : les favoris
Selon des sources informées, la compétition pour la présidence de l’IMA devrait principalement opposer Karim Amellal et Anne-Claire Legendre. Olivier Poivre d’Arvor semble avoir moins de chances. Karim Amellal, né à Paris en 1978, a une carrière marquée par un poste de délégation interministérielle à la Méditerranée de 2020 à 2025, qui lui a été confié par Emmanuel Macron.
Karim Amellal a de fortes chances de succéder à Jack Lang, en raison de sa proximité avec Macron. L’Institut du monde arabe est un levier essentiel dans les relations entre la France et les pays arabes.
Cependant, Anne-Claire Legendre, fonctionnaire à l’Élysée, est également bien placée, bénéficiant du souhait de Macron de nommer une femme à la tête de l’IMA pour la première fois depuis sa création. Cette nomination pourrait aussi marquer un geste symbolique en désignant un Franco-algérien pour la première fois.
L’influence marocaine en jeu
Avec la démission de Jack Lang, de nombreux candidats pro-marocains ont tenté leur chance pour maintenir l’influence marocaine. Cependant, peu d’entre eux ont été retenus. Bien qu’Anne-Claire Legendre ne soit pas perçue comme une lobbyiste marocaine, elle aurait contribué au rapprochement entre Paris et Rabat après les tensions de 2021-2023.