Hausse de la demande des raffineries européennes
Un des moteurs de cette augmentation est l’intérêt accru des raffineries européennes, principalement situées en Méditerranée, pour le pétrole léger algérien. Cette hausse de la demande s’explique par la nécessité de remplacer le « CPC », un brut léger acide du Kazakhstan, dont l’offre a diminué en raison de travaux de maintenance. Ainsi, ces raffineries se tournent vers le pétrole algérien pour compenser ce déficit.
La diversification des sources d’approvisionnement est également un objectif pour les pays européens, renforçant l’attrait du brut algérien. Cette stratégie permet au Sahara Blend de s’imposer sur le marché européen, contribuant ainsi à l’augmentation de son prix.
Ajustement stratégique de Sonatrach
La société algérienne Sonatrach joue un rôle majeur dans cette dynamique. En février 2026, elle a ajusté le prix du Sahara Blend, ajoutant 2,50 dollars par baril par rapport au North Sea Oil. Cet ajustement, supérieur de 1,50 dollar comparé à janvier 2026, lui permet de maintenir sa position dominante depuis décembre 2022.
En ajustant les prix, Sonatrach tient compte des conditions globales du marché tout en exploitant les nouvelles opportunités en Europe. L’initiative vise à maximiser les revenus tout en garantissant la compétitivité face à la demande des raffineries européennes.
Perspectives futures pour le pétrole algérien
Bien que la hausse actuelle du pétrole algérien puisse avoir des répercussions positives à court terme pour l’Algérie, plusieurs facteurs externes pourraient influencer son avenir. Les concurrents majeurs, tels que les producteurs de pétrole léger de la mer du Nord ou du Moyen-Orient, peuvent ajuster leurs prix, affectant ainsi la compétitivité du Sahara Blend.
En outre, les politiques énergétiques des nations consommatrices, notamment celles de l’Union européenne, joueront un rôle crucial dans l’avenir de l’exportation du pétrole algérien. L’augmentation des initiatives pour une énergie plus verte pourrait progressivement diminuer la demande de combustibles fossiles, impactant ainsi les exportations algériennes.