Un récent décret en Algérie établit de nouvelles règles pour permettre une meilleure accessibilité aux services de transport public pour une certaine catégorie de voyageurs. Ce texte réglementaire précise les modalités de gratuité et de réductions tarifaires pour plusieurs moyens de transport à travers le pays.
Cadre réglementaire pour la gratuité et les réductions tarifaires
Le décret exécutif n° 26-80, daté du 14 janvier 2026, et publié au Journal officiel n° 08, introduit des mesures spécifiques visant à offrir la gratuité et des réductions sur les tarifs de transport pour les personnes en situation de handicap. Ce cadre s’appuie sur la loi n° 25-01 du 20 février 2025, qui concerne la promotion et la protection des droits des personnes handicapées.
Le ministère de la Solidarité nationale a déclaré que ces mesures s’appliquent aux détenteurs de la carte officielle désignant les personnes en situation de handicap, délivrée selon les règlements en vigueur en Algérie.
Modalités de gratuité et de tarifs réduits en Algérie
Par cet arrêté, la gratuité est assurée pour les transports publics urbains et suburbains pour tous les niveaux d’incapacité. Cela couvre aussi les transports terrestres, ferroviaires et maritimes publics intérieurs pour ceux dont l’incapacité atteint 80 % ou plus, avec présentation de la carte de bénéficiaire.
En parallèle, une réduction de 80 % est également mise en place pour les transports terrestres, ferroviaires, et maritimes pour ceux dont l’incapacité est comprise entre 50 et 80 %. En ce qui concerne le transport aérien intérieur, les personnes avec un taux de 100 % d’incapacité bénéficient d’une réduction de 80 % sur les classes économiques des vols domestiques.
Prise en charge par le budget de l’État
Les accompagnateurs désignés portent également droit à ces bénéfices de gratuité et de réduction tarifaire, à condition qu’une carte de bénéficiaire spécifie le besoin d’accompagnement. Un seul accompagnateur est admis par personne.
La mise en œuvre de ces dispositions est confiée aux entreprises publiques de transport. Le financement des avantages octroyés est assuré par le budget de l’État, adossé aux crédits financiers alloués annuellement par le ministère concerné.