Dans le cadre de réformes économiques, l’Algérie s’efforce de minimiser l’utilisation de l’argent liquide. Cette initiative est destinée à promouvoir les paiements électroniques, renforcer l’inclusion financière et combattre les activités frauduleuses.
Évolution vers les transactions électroniques
Le gouvernement algérien vise à diminuer progressivement la prédominance du cash, souvent perçu comme un obstacle à l’intégration de l’économie informelle dans le secteur officiel. De nombreuses mesures ont été adoptées pour élargir l’accès aux solutions de paiement électronique, avec l’objectif d’offrir des infrastructures bancaires modernes et accessibles aux commerçants et aux citoyens, afin de faciliter leur utilisation.
Cette transition se fait de façon progressive. Le gouvernement préfère sensibiliser plutôt qu’imposer, expliquant les avantages des paiements numériques aux citoyens et entrepreneurs. Cette démarche vise à accompagner toutes les entreprises, grandes et petites, vers cette adoption nécessaire.
Les raisons pour réduire le cash
Malgré quelques progrès, l’utilisation du cash reste dominante en Algérie, et une partie importante de la monnaie échappe encore aux circuits bancaires. Cela présente un défi économique majeur, privant l’État de revenus fiscaux essentiels et soutenant l’économie informelle, car les transactions en espèces sont facilement dissimulables.
Les autorités cherchent à inverser cette tendance pour gérer l’économie plus efficacement. Avec l’introduction de paiements électroniques traçables, elles espèrent non seulement améliorer la perception des taxes, mais aussi créer un environnement économique plus transparent et attractif pour les investisseurs.
Mesures pour favoriser l’usage des paiements électroniques
Parmi les initiatives notables, l’introduction d’un emprunt souverain sous forme de Sukuk, avec un rendement de 6 % exempté d’impôts, se démarque. Ce produit financier incite les citoyens à réinvestir dans des instruments sûrs, plutôt que de conserver leur argent en espèces pour des transactions non officielles.
De plus, un dispositif exceptionnel de régularisation fiscale a été mis en place. Ce mécanisme permet aux particuliers et entreprises de se conformer plus facilement à leurs obligations fiscales sans penalties sévères, renforçant l’intégration des activités non déclarées dans le giron officiel.