L’Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) est une sanction administrative appliquée aux étrangers sans titre de séjour en règle. Ils doivent partir de France sous un délai variant généralement de 30 à 60 jours. Si la mesure n’est pas suivie, des expulsions peuvent s’ensuivre.
Bien que l’OQTF soit inscrite dans les lois actuelles, elle suscite de vives critiques. Des associations telles que La Cimade militent pour son abolition, arguant en faveur d’une approche plus respectueuse des droits de l’homme et préconisant des réformes de cette mesure.
Critiques à l’encontre de l’OQTF
L’OQTF, conçue pour gérer la présence d’étrangers en situation illégale, complexifie pourtant la vie de ceux ancrés en France par des relations familiales, professionnelles ou sociales. Les mesures d’expulsion et d’interdiction de retour peuvent démolir des vies déjà précaires.
La Cimade met en avant l’inaction de l’OQTF face aux réalités humaines. De nombreux étrangers vivent ici depuis de nombreuses années, travaillant ou élevant des enfants scolarisés. Leur expulsion signifie abandonner tout ce qu’ils ont bâti, et les mesures de non-retour ferment les portes à toute régularisation.
Les suggestions de réforme par La Cimade
La Cimade propose de réformer en profondeur la politique migratoire française, insistant sur l’importance des solutions qui privilégient les droits humains par rapport aux mesures punitives telles que l’OQTF.
Levée des interdictions de retour
L’association demande la suppression des interdictions de revenir en France, comparées à du bannissement. Un ajustement légal s’impose pour permettre aux personnes concernées de se régulariser.
Fin des expulsions
L’association appelle à cesser toutes formes d’expulsions, prônant la régularisation massive et pérenne des sans-papiers, assurant la liberté de mouvement et d’installation.
Cesser les expulsions illégales
La Cimade revendique la fin des expulsions non conformes à la loi, signalant que cela enfreint les principes du droit.
Élimination des contrôles d’identité discriminatoires
L’association demande la fin des contrôles basés sur la discrimination physique, plaidant pour des lois plus strictes contre les abus.
Renforcer les règles des contrôles d’identité
La Cimade souhaite des lois plus strictes pour encadrer les contrôles d’identité, garantissant le respect des droits humains.
Annulation des mesures d’exception dans les territoires ultramarins
L’association veut voir les mesures exceptionnelles disparaître dans les territoires ultra-marins, où elles sont souvent plus sévères.
Arrêt des contrôles à l’intérieur des frontières
La Cimade est opposée aux contrôles aux frontières internes, qu’elle considère comme une atteinte aux libertés fondamentales.
Stop aux pratiques de harcèlement
Elle se prononce contre les harcèlements, notamment dans les lieux de vie informels, qui visent à repousser ou surveiller de manière excessive.
L’impact des réformes sur la politique migratoire
Transitionner vers des solutions plus humaines et respectueuses des droits fondamentaux, comme suggéré par La Cimade, pourrait transformer le paysage migratoire en France. En abolissant l’OQTF, l’association rêve d’une intégration améliorée et d’une cohésion sociale plus forte, où tout individu pourrait contribuer sans crainte de persécution ou de renvoi.
