Le marché noir en Algérie confirme sa divergence persistante avec les taux réglementés en cette journée du mardi 20 octobre 2026. L’euro s’échange désormais dans une fourchette comprise entre 274 et 276,5 dinars, alors que le dollar américain atteint un prix de vente de 240 dinars. Un fossé considérable sépare toujours ces cotations informelles des références publiées par la Banque d’Algérie.
Euro sur le marché parallèle : un léger repli maintenu au-dessus de 270 dinars
La monnaie unique européenne demeure fermement installée au-delà du seuil symbolique des 270 dinars sur le circuit informel. Les relevés effectués auprès des cambistes ce mardi situent l’achat de l’euro entre 274 et 274,5 dinars.
Du côté de la vente, la devise se négocie dans une tranche allant de 276 à 276,5 dinars. Ces valeurs marquent un recul discret comparé à la séance de lundi, durant laquelle l’euro gravitait autour de 277 dinars à la revente.
Cette fluctuation reste modeste, mais elle n’échappe pas à l’attention des particuliers. Nombreux sont ceux qui scrutent ces variations avant d’engager une opération d’achat ou de cession de monnaie étrangère.
Des tarifs qui varient selon les circonstances
Il convient de rappeler que le prix finalement appliqué dépend de plusieurs paramètres. Le lieu de la transaction, le volume échangé et la demande locale influencent directement les montants proposés.
Les chiffres recensés sur le marché noir doivent donc être considérés comme de simples repères. Ils ne constituent en aucun cas un barème uniforme et valable sur l’ensemble du territoire algérien.
Dollar américain : un prix de vente affiché à 240 dinars
La devise des États-Unis affiche quant à elle un prix d’achat établi à 230 dinars sur le marché parallèle. À la revente, le billet vert est proposé à 240 dinars selon les mêmes relevés.
L’écart entre ces deux cotations s’élève à 10 dinars. Cette marge traduit la différence entre le tarif auquel les changeurs informels acquièrent le dollar et celui auquel ils le cèdent à leurs clients.
Toute comparaison avec les données antérieures mérite néanmoins de la vigilance. Les relevés précédents évoquaient un dollar situé autour de 238 dinars quelques jours plus tôt, contre 240 dinars à la vente ce 20 octobre.
Sur la seule base de ces valeurs, il demeure difficile d’affirmer une baisse nette de la devise américaine. Les chiffres disponibles ne permettent pas d’établir une tendance baissière avérée pour le dollar.
Taux officiels de la Banque d’Algérie : un contraste saisissant
Sur le marché réglementé, les cotations diffusées pour le 20 octobre affichent des niveaux bien plus bas que ceux du circuit informel. L’euro est coté à 150,95 dinars à l’achat et à 150,99 dinars à la vente.
Concernant le dollar américain, l’institution monétaire fixe sa valeur à 134,43 dinars à l’achat et à 134,41 dinars à la vente. Ces chiffres soulignent l’ampleur du décalage entre les deux marchés.
Un écart qui illustre la double référence monétaire
En rapprochant les prix de vente, la différence atteint environ 125,51 dinars pour chaque euro échangé. Pour le dollar, l’écart grimpe à près de 105,59 dinars entre le taux officiel et le cours parallèle.
Ce contraste met en lumière la coexistence de deux systèmes de change radicalement distincts en Algérie. Chacun répond à une logique propre et obéit à des mécanismes différents.
Les taux publiés par la Banque d’Algérie s’appuient sur un cadre institutionnel strict. À l’inverse, les prix du marché noir échappent à toute régulation et évoluent au gré de l’offre et de la demande.
Pourquoi deux marchés aux prix si éloignés ?
Cette dualité monétaire reflète des contraintes propres à l’accès aux devises sur le territoire national. Le circuit parallèle attire une partie de la demande que le canal officiel peine à satisfaire pleinement.
Les besoins liés aux voyages, aux études à l’étranger ou aux importations alimentent cette pression continue sur le marché informel. Cette demande soutenue maintient les cours des devises à des niveaux élevés.
La transparence sur ces cotations reste limitée, puisqu’aucune autorité ne supervise les transactions effectuées hors du cadre bancaire. Les chiffres relayés proviennent exclusivement des acteurs du change informel.
L’évolution du marché noir en Algérie confirme la persistance d’un écart marqué entre les cours parallèles et les taux officiels. Si l’euro recule légèrement et que le dollar reste stable, les deux références de change continuent de diverger nettement. Les prochains jours diront si cette tendance se maintient ou s’inverse au gré de la demande.

