À peine sa parenthèse à la tête de la sélection algérienne refermée, Vladimir Petkovic se retrouve mêlé à un litige juridique avec les Girondins de Bordeaux. Le technicien suisse et son adjoint Antonio Manicone font l’objet d’une démarche du groupe Park Bench, candidat au rachat du club, désireux de mettre fin à un contentieux prud’homal chiffré à 15 millions d’euros.
Un litige hérité d’un licenciement toujours contesté
Remerciés en février 2022 par le club aquitain, Petkovic et Manicone n’ont jamais digéré leur éviction sans indemnisation. Les deux hommes exigent ensemble une réparation de 15 millions d’euros, un montant qui pèse lourdement sur toute tentative de reprise.
Cette somme constitue un frein majeur pour les repreneurs potentiels. Elle transforme un simple différend salarial en véritable épine financière, capable de compromettre la stabilité économique de l’institution girondine.
Une bataille judiciaire loin d’être close
Le 29 novembre 2024, le conseil de prud’hommes a rejeté les demandes des deux anciens entraîneurs en première instance. Loin de se satisfaire de cette décision, le duo a décidé de faire appel dès janvier 2025.
La procédure demeure donc ouverte à ce jour. Cette incertitude judiciaire entretient un flou financier persistant autour de l’avenir des Girondins et complique sérieusement les projets des futurs actionnaires.
Park Bench cherche un accord à l’amiable avec Petkovic
Depuis une dizaine de jours, Park Bench multiplie les initiatives pour desserrer l’étau imposé par le plan de continuation du club. Dans cette optique, le groupe aurait pris directement l’attache de l’ancien sélectionneur de l’Algérie afin de lui soumettre une proposition de règlement transactionnel.
La stratégie est limpide : neutraliser ce risque juridique avant de boucler l’opération de rachat. En sécurisant ce volet, les repreneurs éviteraient qu’une condamnation future ne vienne fragiliser leurs comptes.
Un enjeu déterminant pour la reprise du club
Si les deux parties parviennent à s’entendre, Park Bench disposera d’une visibilité financière nettement améliorée pour concrétiser son projet. La levée de cette hypothèque rassurerait par ailleurs l’ensemble des acteurs impliqués dans le dossier.
Dans le cas contraire, l’affaire Petkovic risque d’alourdir davantage un processus de rachat déjà semé d’embûches. Les Girondins de Bordeaux resteraient alors exposés à une éventuelle condamnation lors de l’examen en appel.
Un dossier révélateur des difficultés bordelaises
Au-delà du cas personnel de Vladimir Petkovic, ce contentieux illustre l’ampleur des défis auxquels doit faire face tout candidat à la reprise. Entre plan de continuation contraignant et litiges hérités du passé, le chantier s’annonce complexe.
La résolution de ce différend représente donc une étape stratégique. Elle conditionne en partie la capacité des repreneurs à redonner des perspectives sereines à un club historique du football français.
Le sort de ce bras de fer entre l’ancien entraîneur des Verts et les Girondins pèsera lourd dans les semaines à venir. De son issue dépendra en grande partie la faisabilité du rachat porté par Park Bench, et avec lui l’avenir du club aquitain.




