L’Algérie s’impose parmi les principaux pays importateurs de produits alimentaires d’Égypte au cours des sept premiers mois de 2026. Selon un communiqué diffusé le 30 août par le service d’information de l’État égyptien (SIS), le pays figure dans le top 10 des débouchés du secteur agroalimentaire du Caire. Un positionnement qui confirme le dynamisme des échanges commerciaux entre les deux nations.
Des exportations alimentaires égyptiennes record sur les sept premiers mois de 2026
Entre janvier et juillet 2026, les ventes de produits alimentaires égyptiens à l’étranger ont franchi la barre des 4,47 milliards de dollars. Une performance notable qui illustre la vitalité de ce pan de l’économie égyptienne sur les marchés internationaux.
D’après les données officielles du SIS, quinze marchés majeurs concentrent à eux seuls près de 60 % du volume total exporté. Cela représente une valeur estimée à 2,67 milliards de dollars pour cette poignée de destinations privilégiées.
L’Algérie appartient bel et bien à ce cercle restreint de partenaires commerciaux. Mieux encore, elle occupe la huitième position parmi les pays ayant le plus acheté de denrées alimentaires en provenance d’Égypte durant cette période.
Plus de 150 millions de dollars de produits alimentaires importés par l’Algérie
Sur la période allant de janvier à juillet 2026, l’Algérie a importé pour 159 millions de dollars de produits alimentaires égyptiens. Ce montant traduit une progression significative des échanges bilatéraux dans ce domaine.
Cette valeur affiche une hausse de 29 % comparée à la même période de l’année 2025, soit un gain d’environ 36 millions de dollars. Le marché algérien pèse ainsi près de 4 % de l’ensemble des débouchés à l’export du secteur agroalimentaire égyptien.
Un classement dominé par l’Arabie Saoudite et les États-Unis
Malgré cette huitième place honorable, l’Algérie reste devancée par plusieurs autres destinations. En tête du classement figure l’Arabie Saoudite, avec 363 millions de dollars et une part de 8 % du marché.
Les États-Unis suivent au deuxième rang, avec 290 millions de dollars et 6 % des exportations. Viennent ensuite la Libye, qui a importé pour 196 millions de dollars, ainsi que la Jordanie avec 194 millions de dollars.
Les Pays-Bas complètent le tableau avec 189 millions de dollars, juste devant l’Espagne et ses 188 millions. Le Soudan ferme la marche parmi les pays précédant l’Algérie, avec 183 millions de dollars d’achats. Ces cinq derniers marchés détiennent chacun environ 4 % des exportations alimentaires égyptiennes.
Huiles, mélasse et fraises congelées : les produits phares importés
Le communiqué du service d’information de l’État égyptien ne détaille pas la nature exacte des produits alimentaires acheminés vers l’Algérie. Néanmoins, certaines sources précisent les catégories ayant le plus contribué à cette croissance des échanges.
La hausse des exportations vers le marché algérien s’explique notamment par la progression des ventes d’huiles comestibles. Ces produits représentent un poste important dans la balance commerciale alimentaire entre les deux pays.
À cela s’ajoutent les livraisons de mélasse et de fraises congelées, qui ont également augmenté durant ces sept premiers mois de 2026. Cette diversification des produits témoigne d’une demande soutenue sur le marché algérien.
Un partenariat commercial en pleine expansion
La montée en puissance de l’Algérie dans le classement des importateurs de produits alimentaires égyptiens illustre le renforcement des liens économiques entre les deux États. La progression de 29 % en un an constitue un indicateur significatif de cette tendance.
Ce dynamisme s’inscrit dans un contexte où l’Égypte cherche à consolider ses positions sur les marchés africains et méditerranéens. L’agroalimentaire y joue un rôle de levier majeur pour les exportations du pays.
En figurant dans ce top 10, l’Algérie confirme son statut de partenaire de poids pour le secteur agroalimentaire égyptien. Reste à observer si cette dynamique se maintiendra sur l’ensemble de l’année 2026, à mesure que les échanges commerciaux se développent entre les deux rives du continent.