La demande en électricité en Algérie a atteint un niveau inédit, avec un troisième pic record consécutif fixé à 21.650 mégawatts. Ce sommet, enregistré lundi selon le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, intervient dans un contexte de canicule intense couplée à une forte humidité sur les zones côtières de plusieurs wilayas.
Un nouveau pic record de consommation électrique
Le seuil de 21.650 MW a été franchi précisément à 14h21, marquant une progression notable par rapport aux relevés précédents. Cette valeur dépasse de 272 mégawatts le pic du 13 juillet dernier, qui s’établissait alors à 21.378 MW.
La comparaison est encore plus parlante avec le sommet atteint le 12 juillet, évalué à 21.176 MW. L’écart s’élève ainsi à 474 MW, illustrant une tension croissante sur le réseau électrique national durant l’été.
Trois records rapprochés en quelques semaines
Cette année 2026 aura été marquée par une succession de pics de consommation historiques. La courbe de la demande a franchi trois paliers records en l’espace de quelques semaines seulement.
Le premier sommet a été observé le 12 juillet avec 21.176 MW, suivi le 13 juillet par 21.378 MW, avant le nouveau record du 17 août atteignant 21.650 MW. Une progression continue qui traduit une pression inédite sur la production énergétique.
Une hausse de la demande en énergie électrique sur plusieurs années
Les statistiques des dernières années confirment une tendance haussière ininterrompue de la consommation électrique en Algérie. Le pic annuel n’a cessé de grimper depuis 2022, année après année.
Les relevés officiels montrent une évolution constante : 16.666 MW en 2022, puis 18.476 MW en 2023. La courbe s’est ensuite poursuivie avec 19.543 MW en 2024, avant d’atteindre 20.628 MW en 2025.
En 2026, le cap symbolique des 21.000 MW a été dépassé pour la première fois. Cette barre témoigne de la transformation rapide des habitudes de consommation dans le pays.
Une progression de 30 % en quatre ans
Le pic enregistré lundi surpasse de 4.984 MW celui atteint en 2022. Cette différence représente une augmentation d’environ 30 % de la demande sur une période de quatre années seulement.
Par rapport au sommet de l’année 2025, la hausse atteint également 1.022 MW. Ces chiffres illustrent l’ampleur du défi auquel doit répondre le système électrique algérien.
La climatisation, principal moteur de la consommation d’électricité
Selon les explications du ministère, ces records s’expliquent en grande partie par le recours massif aux appareils fortement consommateurs d’énergie. Les climatiseurs figurent en tête de ces équipements gourmands en électricité.
Cette utilisation intensive concerne aussi bien les foyers algériens que les établissements publics et privés. La demande devient particulièrement élevée pendant les heures les plus chaudes de la journée.
Un pic concentré entre 13h et 16h
Le créneau situé entre 13h00 et 16h00 constitue la période la plus critique pour le réseau. C’est durant ces heures de pointe que la sollicitation atteint son maximum.
La combinaison de températures élevées et d’un taux d’humidité important amplifie le besoin en rafraîchissement. Les régions côtières se montrent particulièrement touchées par ce phénomène climatique.
Un défi énergétique pour l’Algérie
Cette envolée de la consommation électrique pose la question de l’adaptation des capacités de production à long terme. Face à des étés de plus en plus chauds, le pays devra renforcer ses infrastructures pour absorber ces pics répétés.
Le rôle des énergies renouvelables pourrait s’avérer déterminant pour accompagner cette croissance de la demande. Diversifier les sources d’électricité apparaît comme une piste stratégique pour l’avenir énergétique national.
Ces trois records successifs en un seul été traduisent une réalité durable : la demande en électricité progresse plus vite que jamais en Algérie. La gestion de ces pics estivaux constituera un enjeu majeur pour les autorités dans les prochaines années.
