Les douanes algériennes ont saisi une somme de 12 000 euros non déclarée à l’aéroport de Sétif. Cette devise était transportée par une passagère arrivée sur un vol en provenance de Lyon, en France. L’opération illustre le renforcement des contrôles douaniers aux points d’entrée du territoire national.
Une saisie effectuée à l’aéroport de Sétif
Dans un communiqué diffusé le lundi 17 août 2026 sur sa page Facebook officielle, la Direction générale des douanes (DGD) a rendu publique cette interception. La somme de 12 000 euros a été mise au jour lors d’une fouille corporelle menée sur la voyageuse.
Le contrôle s’est déroulé dans le cadre du traitement d’un vol international reliant Lyon à Sétif. La passagère n’avait pas signalé ce montant à son arrivée, alors que la loi l’exige clairement. Les agents affectés au contrôle des voyageurs de l’aéroport ont donc procédé à la saisie de la devise étrangère dissimulée.
À la suite de cette découverte, les services douaniers ont enclenché les démarches légales applicables à ce type d’infraction. Cette action s’inscrit dans la mise en œuvre des règles encadrant les opérations de change et la circulation des capitaux entre l’Algérie et l’étranger.
Ce que prévoit la réglementation sur la déclaration des devises
Par le biais de cette annonce, la Direction générale des douanes a rappelé que la déclaration des sommes transportées relève d’une obligation légale. Cette formalité fluidifie les procédures de contrôle et protège les voyageurs contre d’éventuelles sanctions liées à un manquement.
La législation algérienne oblige chaque voyageur, résident ou non-résident, à déclarer par écrit toute somme en monnaie étrangère supérieure à 1 000 euros. Cette déclaration doit être remise au bureau des douanes lors de l’entrée ou de la sortie du territoire.
La même règle s’applique aux voyageurs étrangers transportant plus de 1 000 euros ou l’équivalent dans une autre devise. L’obligation concerne les billets, les pièces, les instruments de paiement au porteur, les effets de commerce, les titres négociables, ainsi que les métaux et pierres précieuses.
Montants autorisés à l’entrée et à la sortie
À l’arrivée en Algérie, tout voyageur peut importer des devises sans plafond, à condition de les déclarer aux services douaniers. La souplesse à l’entrée s’accompagne donc d’une exigence de transparence totale.
En revanche, la sortie du territoire est nettement plus encadrée. Les voyageurs, qu’ils soient résidents ou non-résidents, peuvent exporter au maximum l’équivalent de 7 500 euros en espèces par année civile.
La déclaration peut se faire de manière dématérialisée avant l’arrivée au bureau des douanes. Elle peut aussi être remplie sur papier, à l’aide des formulaires officiels disponibles dans les bureaux ou téléchargeables sur le portail de la DGD.
Un rappel des douanes algériennes aux voyageurs
La Direction générale des douanes a saisi l’occasion pour alerter l’ensemble des voyageurs sur les risques encourus. Le non-respect de l’obligation déclarative entraîne systématiquement la saisie des sommes concernées.
Au-delà de la confiscation, des poursuites judiciaires peuvent être engagées contre les contrevenants. Ces mesures visent à décourager la circulation non contrôlée de devises aux frontières algériennes.
L’administration invite également les usagers à consulter la rubrique « Saison estivale » de son site officiel, à l’adresse www.douane.gov.dz. Cette section détaille les consignes et dispositions particulières applicables durant la période estivale.
Un contrôle renforcé dans un contexte régional sensible
La surveillance des mouvements de devises constitue un enjeu majeur pour les autorités algériennes. Le décalage entre les cours officiels et le marché parallèle alimente une forte pression sur la circulation des monnaies étrangères.
Les aéroports algériens, très fréquentés par la diaspora installée en France et dans le reste du Maghreb, font l’objet d’une vigilance accrue. Les liaisons avec des villes comme Lyon, Paris ou Marseille concentrent une part importante des flux de voyageurs concernés.
Ces interceptions répétées traduisent la volonté de l’État de mieux encadrer les transferts de capitaux. Elles rappellent aussi l’importance, pour chaque passager, de connaître précisément les règles avant tout déplacement.
Cette nouvelle saisie confirme la fermeté des douanes algériennes face aux devises non déclarées aux frontières. Pour les voyageurs, une déclaration en bonne et due forme reste la seule garantie d’éviter une confiscation et des ennuis judiciaires. La connaissance des seuils et des procédures demeure ainsi essentielle avant chaque voyage.