Une agression au cutter à Marseille a plongé le 15e arrondissement dans l’effroi le samedi 15 août 2026. Un homme de 40 ans, de nationalité algérienne, est soupçonné d’avoir tenté de tuer son ex-compagne à coups d’arme blanche. Grièvement blessée, la victime a vu son pronostic vital engagé avant de reprendre le dessus.
Une agression au cutter dans un appartement du 15e arrondissement de Marseille
Les faits se sont déroulés aux alentours de 10h30, dans un logement du quartier des Crottes. La victime, une mère de famille de 40 ans, se trouvait alors chez elle en présence de ses cinq enfants.
C’est dans ce cadre familial que son ancien conjoint aurait fait irruption avant de la frapper à l’arme blanche. Le suspect lui aurait porté plusieurs coups au niveau du cou et de la gorge, la laissant gravement atteinte.
L’alerte a été donnée par une voisine, alarmée par les cris de détresse et les appels au secours de la quadragénaire. Cette réactivité aura sans doute contribué à limiter le drame qui se jouait dans l’appartement.
Une prise en charge médicale décisive
Les marins-pompiers de Marseille sont intervenus rapidement pour secourir la blessée. Après une première stabilisation sur les lieux, elle a été évacuée vers un établissement hospitalier de la cité phocéenne.
À son admission, le pronostic vital de la victime était clairement engagé, tant les blessures étaient sérieuses. Dans le courant de la journée, son état s’est toutefois amélioré, écartant progressivement le danger immédiat pour sa vie.
Un Algérien sous OQTF traqué après l’attaque à Marseille
L’auteur présumé de cette tentative de meurtre était déjà défavorablement connu des services de police. Ce ressortissant algérien de 40 ans faisait par ailleurs l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Après avoir pris la fuite, il a immédiatement été recherché par les forces de l’ordre. Un signalement a été diffusé sur les ondes radio de la police, orientant rapidement les investigations vers la région parisienne.
Les enquêteurs ont découvert que le fugitif avait embarqué à bord d’un train à grande vitesse à destination de Paris. Une course contre la montre s’est alors engagée pour intercepter le suspect avant qu’il ne disparaisse dans la capitale.
Une interpellation coordonnée avec la SNCF
Face à cette piste sérieuse, les agents de la compagnie de sécurisation et d’intervention de Paris (CSI 75) sont entrés en action. Ils ont pris contact avec la SNCF afin d’organiser une interpellation dès l’arrivée du convoi.
Vers 18 heures, le TGV en provenance de Marseille est entré en gare de Lyon, à Paris. À la descente du train, le ressortissant algérien a aussitôt été interpellé par les policiers de la CSI 75, mettant fin à sa cavale.
Une enquête pour tentative de meurtre ouverte à Marseille
Placé en garde à vue à Paris, le suspect doit être transféré vers Marseille pour la suite des investigations. Il sera entendu par les enquêteurs de la division de la criminalité territoriale (DCT) de la cité phocéenne.
Une enquête pour tentative de meurtre a été confiée aux services de police marseillais. Les fonctionnaires cherchent notamment à reconstituer le déroulé précis de l’agression et à établir le mobile de ce passage à l’acte.
Une victime qui avait déjà alerté les autorités
Un élément marquant du dossier concerne les démarches effectuées par la victime avant le drame. La veille des faits, elle s’était rendue au commissariat pour dénoncer les violences de son ancien compagnon.
Ce signalement, intervenu quelques heures seulement avant l’attaque, souligne l’urgence de la situation vécue par cette mère de famille. Il illustre aussi la difficulté à protéger les victimes de violences conjugales dans les délais les plus courts.
Les violences faites aux femmes, un enjeu commun aux deux rives de la Méditerranée
Cette affaire relance le débat récurrent sur la lutte contre les féminicides et les violences intrafamiliales en France. Chaque année, de nombreuses femmes perdent la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint.
La question dépasse les frontières et concerne également les pays du Maghreb, où les associations réclament un renforcement de la protection des victimes. En Algérie, au Maroc et en Tunisie, la mobilisation de la société civile ne cesse de croître.
Cette tentative de meurtre à Marseille rappelle la nécessité d’une prise en charge rapide et efficace des femmes en danger. L’enquête devra désormais déterminer les responsabilités du suspect et éclairer les circonstances de ce drame évité de justesse.

