Candidat sérieux pour entraîner l’Algérie et prendre la suite de Vladimir Petkovic, le technicien belge Tom Saintfiet a dévoilé un souvenir aussi rocambolesque que méconnu de son parcours. En 2010, visé par une menace d’arrestation au Zimbabwe, il aurait fui le pays dissimulé sous la banquette arrière d’une voiture pour gagner l’Afrique du Sud.
Trois prétendants pour le banc des Fennecs
La Fédération algérienne de football (FAF) a intensifié ses démarches afin de désigner rapidement le futur patron de la sélection nationale. L’objectif immédiat concerne les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027, qui approchent à grands pas.
La commission technique de l’instance a ramené sa sélection à trois candidatures. On y retrouve deux Espagnols, Félix Sánchez et Rafael Benítez, accompagnés du Belge Tom Saintfiet.
Ce dernier s’est glissé parmi les finalistes alors même que la FAF penchait, au départ, pour un coach formé à l’école ibérique. Sa présence dans le trio de tête confirme l’intérêt que suscite son profil singulier auprès des dirigeants algériens.
Une fuite spectaculaire hors du Zimbabwe
C’est au cours d’un entretien accordé à un média sportif spécialisé que Saintfiet a exhumé cette péripétie hors du commun. Recruté par la fédération zimbabwéenne pour diriger l’équipe nationale, il n’a jamais pu régulariser sa situation administrative.
Son permis de travail restait suspendu à des blocages bureaucratiques à répétition. Un soir, un appel anonyme le prévient qu’un mandat d’arrêt vient d’être lancé contre lui, pour non-respect de la réglementation locale du travail.
« Je n’ai pas attendu. Avec l’aide de quelques personnes, j’ai réussi à fuir vers l’Afrique du Sud, en quittant le pays dissimulé sous le siège arrière d’une voiture. »
Ce témoignage met en lumière les difficultés, parfois dangereuses, auxquelles font face les techniciens étrangers exerçant sur le continent africain. Une réalité que le Belge connaît mieux que quiconque.
Un globe-trotter du football depuis vingt ans
Le futur potentiel sélectionneur des Fennecs a bâti sa notoriété sur un itinéraire atypique. Sa première expérience à l’étranger remonte à l’an 2000, lorsqu’il rejoint le club ivoirien du Satellite Abidjan.
Il enchaîne ensuite avec la sélection du Qatar U-17, qu’il mène jusqu’à la phase finale de la Coupe du monde des moins de 17 ans. Suivent plusieurs missions en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Finlande.
Un parcours forgé sur le continent africain
C’est finalement en Afrique que le Belge s’est durablement installé. Namibie, Zimbabwe, Éthiopie, Malawi, Togo, Gambie et Mali figurent parmi les nombreuses sélections qu’il a dirigées au fil des années.
Son curriculum comprend aussi des expériences plus exotiques, avec le Bangladesh, le Yémen, Trinité-et-Tobago ou encore Malte. Peu d’entraîneurs peuvent se prévaloir d’un carnet de route aussi étendu.
Sa performance la plus retentissante demeure la qualification de la Gambie pour les quarts de finale de la CAN 2022 au Cameroun. Un accomplissement inédit pour les Scorpions, qui a considérablement renforcé sa crédibilité sur la scène continentale.
Un profil atypique pour succéder à Petkovic
Riche de cette expérience africaine peu commune, Tom Saintfiet incarne une option originale mais aguerrie pour reprendre les rênes de l’Algérie. Sa connaissance fine du football du continent constitue un argument de poids dans la course à la succession.
La FAF devrait rendre son verdict dans les prochaines semaines, avant le lancement des qualifications de la CAN 2027. Reste à savoir si l’instance privilégiera le parcours singulier du Belge ou l’aura de ses concurrents espagnols.
Quel que soit le choix retenu, la décision engagera l’avenir immédiat des Fennecs. Le futur sélectionneur héritera d’une équipe attendue au tournant, avec pour première mission de valider son ticket pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
