Le retrait de l’Algérie de la liste grise du GAFI vient d’être salué par le Fonds monétaire international (FMI), qui y voit une avancée notable pour l’économie du pays. L’organisme international a qualifié cette sortie de « réalisation importante », fruit d’un travail de réforme mené sur plusieurs mois. Ce feu vert renforce la crédibilité du système financier algérien aux yeux de la communauté internationale.
Le FMI salue la sortie de l’Algérie de la liste grise du GAFI
Le Fonds monétaire international a exprimé sa satisfaction après la décision du Groupe d’action financière (GAFI). Cet organisme international pilote la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à l’échelle mondiale.
Le retrait de l’Algérie de cette liste de surveillance marque un tournant. Selon l’institution de Washington, cette étape traduit une volonté politique affirmée et la constance des efforts déployés par les autorités algériennes.
Cette reconnaissance a été portée par Charalambos Tsangarides, responsable de la mission du FMI. Il a conduit les échanges menés au titre des consultations 2026 prévues par l’article IV avec l’Algérie.
Une décision saluée après les consultations de 2026
Les discussions entre la délégation du FMI et les responsables algériens se sont tenues du 16 au 30 juin. Ces consultations annuelles permettent d’évaluer la santé économique et financière du pays.
Le chef de la mission a livré une appréciation claire sur cette évolution. « La mission salue le retrait de l’Algérie de la liste grise en matière de LBC/FT, qu’elle considère comme une réalisation importante », a-t-il déclaré.
Charalambos Tsangarides a ajouté que cette avancée reflète « une forte volonté et la poursuite des efforts de réforme ». Il a par ailleurs invité les autorités à maintenir le rythme des transformations engagées.
Un dispositif national renforcé contre la criminalité financière
L’Algérie avait été inscrite sur la liste grise du GAFI en octobre 2024. Cette classification signalait des lacunes à corriger dans son dispositif de contrôle financier.
Après une série de réformes intensives, le pays a obtenu son retrait le 19 juin. Cette décision a été actée lors d’une réunion du GAFI tenue au siège de l’OCDE, à Paris.
Dans son rapport, la mission du FMI a mis en avant les progrès accomplis. Les délégations ont relevé « les avancées majeures réalisées par le pays dans le renforcement de son dispositif national de prévention et de lutte contre la criminalité financière ».
Un signal de confiance pour le système financier algérien
Selon le rapport, ces progrès confortent « la confiance de la communauté internationale dans la solidité et la résilience du système financier algérien ». Ce message vise à rassurer les partenaires et investisseurs étrangers.
La sortie de la liste grise réduit ainsi les freins susceptibles de peser sur les transactions internationales du pays. Elle facilite les relations bancaires et commerciales avec l’extérieur.
La reconnaissance officielle des autorités algériennes
Cette décision a également fait l’objet d’un satisfecit au plus haut niveau de l’État. Lors du conseil des ministres du 21 juin, le président Abdelmadjid Tebboune a tenu à saluer les acteurs concernés.
Le chef de l’État a remercié le ministre des Finances ainsi que le gouverneur de la Banque d’Algérie. Il a également félicité l’ensemble des cadres et travailleurs du secteur financier.
Le président a souligné « leurs efforts ayant permis à l’Algérie de sortir de la liste grise du Groupe d’action financière ». Cette mobilisation collective a été présentée comme déterminante dans l’obtention du résultat.
Des réformes à poursuivre pour une croissance durable
Au-delà de ce succès, le FMI encourage l’Algérie à approfondir son agenda de réformes. L’institution lie cette sortie de la liste grise aux efforts plus larges de diversification économique.
« Les efforts de diversification de l’Algérie et son retrait de la liste grise de la LBC/FT sont bienvenus », note la mission dans son rapport. Elle recommande toutefois d’aller plus loin dans les transformations structurelles.
Le Fonds insiste sur la nécessité de « réformes plus profondes » afin de soutenir une croissance solide. Cette dynamique devrait, selon l’organisme, s’appuyer davantage sur le secteur privé pour gagner en résilience.
La sortie de l’Algérie de la liste grise du GAFI constitue donc un jalon important dans la modernisation de son cadre financier. Reste désormais à transformer cet acquis en levier durable pour attirer les investissements et diversifier l’économie nationale.