À l’approche du huitième de finale du Mondial 2026 face à la Suisse, la légende du football algérien Rabah Madjer a tenu à mettre en garde les Fennecs. Pour le lauréat du Ballon d’Or africain 1987, La Nati pourrait représenter un écueil bien plus redoutable que l’Espagne, que l’Algérie a finalement esquivée dans ce Mondial 2026.
Un tirage en apparence favorable que Madjer juge trompeur
Les Verts ont bouclé leur parcours de groupe à la troisième place du groupe 10, avec un total de quatre points. Ce classement leur ouvre la voie d’un duel contre la Suisse, plutôt qu’une confrontation avec la Roja, sacrée championne d’Europe en titre.
De son côté, l’Espagne croisera le fer avec l’Autriche, deuxième du groupe des hommes de Petković. Sur le papier, ce scénario semble clément, mais Madjer refuse tout enthousiasme prématuré. « Éviter l’Espagne peut être un avantage, comme cela peut ne pas en être un », a-t-il déclaré sur le plateau de l’émission Nadina.
Les failles récentes de la Roja relativisent le tirage
L’ancien stratège du FC Porto s’appuie sur les fragilités affichées dernièrement par la sélection ibérique pour nuancer la lecture de ce tableau. Selon lui, la formation espagnole n’incarne plus la machine bien huilée d’autrefois.
« La Roja n’a plus la même solidité qu’on lui connaissait. La preuve, elle n’a pas su faire la différence face au Cap-Vert, une nation qui découvrait pour la première fois la Coupe du Monde », a-t-il insisté. Pour Madjer, battre l’Espagne n’aurait donc rien eu d’inaccessible pour les Algériens.
La Suisse, une menace concrète pour les Fennecs au Mondial 2026
Le double vainqueur de la CAN ne cache pas son inquiétude face à l’adversaire helvétique. À ses yeux, ce huitième de finale du Mondial 2026 s’annonce piégeux et nécessite la plus grande vigilance de la part des coéquipiers.
« La Suisse est une équipe dangereuse. Un match contre l’Espagne aurait sans doute été plus abordable, alors qu’affronter La Nati pourrait se révéler bien plus délicat », a-t-il prévenu. Et d’ajouter cette formule lucide : « C’est le football, un sport imprévisible qui ne suit aucune logique. »
Ce message s’adresse directement au groupe encadré par le sélectionneur Vladimir Petković, appelé à préparer ce rendez-vous avec un sérieux absolu. Aucune sous-estimation de l’adversaire suisse n’est permise selon l’ancien international.
Un appel à la combativité plutôt qu’à la hiérarchie
Madjer exhorte les joueurs à ne pas se laisser impressionner par la réputation d’un adversaire, quel qu’il soit. Pour lui, la clé réside dans la confiance en ses propres atouts et dans l’engagement collectif.
« La sélection nationale ne doit pas se focaliser sur l’adversaire, qu’il soit puissant ou modeste. Il faut s’appuyer sur nos qualités, montrer de la combativité et imposer une vraie personnalité sur le terrain », a martelé l’icône du football algérien.
Algérie-Suisse : rendez-vous au BC Place de Vancouver
Ce choc entre l’Algérie et la Suisse se déroulera le vendredi 3 juillet, sur la pelouse du BC Place de Vancouver, au Canada. L’enjeu est de taille pour les Fennecs, qui rêvent de prolonger leur aventure dans ce Mondial 2026.
Cette opposition revêt un caractère inédit, puisqu’il s’agira du tout premier affrontement officiel entre les deux nations. Jusqu’ici, Algériens et Suisses ne s’étaient croisés qu’à deux reprises, dans le cadre de rencontres amicales.
Le bilan de ces duels amicaux penche nettement en faveur de La Nati, victorieuse à chaque fois. Un passif que les protégés de Petković espèrent bien renverser, portés par la dynamique et l’aura de la Coupe du Monde.
Entre prudence et ambition, le discours de Rabah Madjer résume parfaitement l’état d’esprit attendu avant ce huitième de finale du Mondial 2026. Les Verts devront conjuguer rigueur défensive et audace offensive pour franchir l’obstacle helvétique et écrire une nouvelle page de leur histoire mondiale.
