Au Mondial 2026, Vladimir Petkovic ne se contente pas de superviser les Verts entre les lignes. Le sélectionneur suisse a instauré un règlement intérieur particulièrement strict au cœur du camp algérien. Téléphones interdits durant les repas, tenue officielle imposée, menus contrôlés : la rigueur règne chez les Fennecs.
Un cadre rigoureux pour souder le groupe algérien
D’après la presse sportive algérienne, le technicien helvète a établi une charte de comportement que chaque membre de la délégation est tenu d’appliquer scrupuleusement. La première cible concerne les réseaux sociaux, désormais étroitement surveillés.
Il est strictement interdit de diffuser des clichés des coulisses, des indications sur l’hôtel ou des éléments tactiques. Instagram, TikTok et les autres plateformes sont placés sous haute surveillance afin d’éviter toute fuite préjudiciable au collectif.
L’utilisation des smartphones et tablettes est également proscrite durant les repas pris en commun, les réunions techniques et les séances de soins. Petkovic veut ainsi garantir une concentration maximale tout au long de la compétition.
Une nutrition et une logistique sous contrôle total
Sur le plan alimentaire, le sélectionneur applique la même intransigeance. Aucune commande extérieure n’est autorisée à l’intérieur de l’établissement qui héberge la sélection.
Les repas sont conçus uniquement par le staff médical et nutritionnel, puis partagés à heures fixes par toute la délégation. L’objectif est clair : harmoniser le quotidien du groupe et préserver l’équilibre physique des joueurs.
L’attribution des chambres et des services suit le même principe d’uniformité. En standardisant ces aspects, Petkovic cherche à neutraliser toute jalousie ou tension susceptible de fragiliser l’unité du vestiaire algérien.
Un code vestimentaire strict imposé aux Fennecs
La question des tenues n’échappe pas à cette logique disciplinaire. Au sein de l’enceinte du camp, le port de l’équipement officiel demeure obligatoire pour l’ensemble du groupe.
Tout vêtement ou accessoire affichant une marque personnelle est banni lors des regroupements. Seuls les partenaires officiels de la Fédération algérienne de football peuvent apparaître sur les habits des membres de la sélection.
Cette uniformité vestimentaire renforce le sentiment d’appartenance collective. Pour le coach suisse, elle constitue un symbole fort de l’esprit d’équipe qu’il souhaite incarner durant ce Mondial 2026.
Zerrouki et Maza recadrés, l’affaire Amoura met le feu aux poudres
Depuis l’arrivée des Fennecs aux États-Unis, deux incidents ont déjà éprouvé l’autorité du sélectionneur. Ramez Zerrouki et Ibrahim Maza ont notamment été repérés à vélo électrique dans les rues de Lawrence, ville qui accueille la sélection.
Cette escapade n’a guère plu à Petkovic, qui a fermement rappelé à l’ordre les deux joueurs dès les premiers jours de l’événement. Le message était limpide : la discipline ne souffre aucune exception, même en dehors des terrains.
La fuite autour de la blessure d’Amoura
L’épisode le plus délicat concerne Mohamed Amine Amoura. Une fuite d’informations sur l’état physique de l’attaquant a éclaté à la veille de la rencontre face à la Jordanie, provoquant la colère du staff.
Le buteur souffrait d’une blessure, mais le coach helvète avait formellement exigé que rien ne filtre sur les questions médicales durant le tournoi. En conférence de presse, il avait refusé net de commenter la condition physique de son joueur.
Ces divulgations confidentielles ont profondément agacé le technicien, qui voit dans la maîtrise de l’information un enjeu stratégique majeur. Toute donnée sensible communiquée à l’extérieur peut, selon lui, offrir un avantage aux adversaires.
À travers ces différentes mesures, Petkovic impose sa vision d’une équipe soudée et imperméable aux indiscrétions. Le sélectionneur suisse semble bien décidé à faire de la rigueur collective l’une des clés du parcours algérien dans ce Mondial 2026.