Le Programme d’expérience québécoise (PEQ), l’une des voies d’immigration les plus prisées au Québec, fait son grand retour après son abandon annoncé en novembre dernier. Particulièrement populaire auprès des Algériens installés au Canada, ce dispositif a été remis en service par le gouvernement provincial pour une durée de deux ans, à compter du 2 juillet 2026. Les candidatures seront toutefois examinées selon un calendrier échelonné en plusieurs étapes.
PEQ : une première phase de dépôt des demandes désormais ouverte
À ce stade, seule la date d’ouverture de la première phase a été officialisée par les autorités québécoises. Celle-ci s’adresse en priorité aux étudiants étrangers diplômés au Québec ainsi qu’aux travailleurs immigrés justifiant d’au moins deux années d’expérience au cours des trois dernières, à la date du 19 novembre 2025.
Ces profils pourront soumettre leur candidature à ce programme d’immigration entre le 2 juillet et le 31 octobre. Les estimations gouvernementales tablent sur l’admission de 8 000 à 12 000 personnes durant cette première séquence d’ouverture.
Le ministre de l’Immigration, François Bonnardel, s’est voulu rassurant en affirmant qu’aucune limite ne serait imposée. Selon lui, l’ensemble des dossiers reçus durant cette fenêtre fera l’objet d’un traitement complet par les services concernés.
D’autres phases attendues pour les profils encore exclus
Pour les candidats qui ne satisfaisaient pas aux critères lors de la suspension du PEQ décidée sous le gouvernement Legault, de nouvelles étapes d’admission seront ouvertes plus tard. Le gouvernement Fréchette a confirmé cet engagement, sans pour autant préciser de calendrier exact.
D’après les projections du ministre Bonnardel, ce programme devrait permettre l’arrivée de 14 500 immigrants économiques par an. Un volume équivalent serait par ailleurs admis grâce au Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui fonctionne en parallèle.
PEQ : une suppression controversée et un retour accueilli avec prudence
L’abolition de cette voie d’immigration, intervenue en novembre dernier sous l’ancien gouvernement, avait provoqué un fort mécontentement. Étudiants étrangers, travailleurs immigrés, mais aussi acteurs économiques et sociaux de la province avaient largement exprimé leur opposition à cette décision.
Le retour du dispositif suscite toutefois des réserves chez de nombreux candidats. Tant que les dates des prochaines phases ne seront pas arrêtées, l’incertitude continue de planer pour une partie des ressortissants étrangers concernés.
« Plutôt qu’une ouverture claire et nette sur deux ans, nous avons une fenêtre de quatre mois, assortie de la promesse éventuelle de nouvelles périodes. Or, des promesses, nous en avons déjà beaucoup entendu », souligne Florence Bollet Michel, porte-parole du collectif Le Québec c’est nous aussi.
Un dispositif clé vers la résidence permanente
Pour rappel, le Programme d’expérience québécoise offrait aux diplômés formés dans la province ainsi qu’aux travailleurs étrangers cumulant au moins deux ans d’activité sur trois ans la possibilité d’accéder à la résidence permanente. Cette démarche passait au préalable par l’obtention du certificat de sélection du Québec (CSQ).
Ce nouvel épisode confirme l’attrait persistant du Québec comme destination d’installation pour les candidats à l’immigration, notamment francophones. Reste désormais à connaître le calendrier complet pour mesurer la portée réelle de cette réactivation tant attendue.