La première journée de la Coupe du monde 2026 a réservé son lot de surprises et de déceptions pour les sélections africaines. Entre la lourde défaite de la Tunisie, le succès précieux de la Côte d’Ivoire et les débuts manqués de plusieurs favoris, le tableau des résultats offre déjà des enseignements importants pour la suite de la compétition.
Une correction sévère pour les Aigles de Carthage au Mondial 2026
Les débuts de la sélection tunisienne dans la compétition mondiale ont viré au cauchemar sur la pelouse du stade de Monterrey au Mexique. Opposés à la Suède dans le cadre du groupe F, les Aigles de Carthage se sont inclinés lourdement sur le score de 5 buts à 1.
Dès les premières minutes de la rencontre, l’équipe scandinave a pris les commandes. Ayari a ouvert la marque après seulement sept minutes de jeu, avant qu’Alexander Isak, pensionnaire de Liverpool, ne double la mise à la demi-heure de jeu. Les hommes de Sabri Lamouchi ont réussi à réduire l’écart juste avant la pause, à trois minutes du repos.
Malheureusement pour les supporters tunisiens, la seconde période a tourné au désastre. La défense nord-africaine a encaissé trois nouveaux buts, dont un second réalisé par Ayari, auteur d’un doublé. Cette débâcle a provoqué une onde de choc dans le pays, où les médias n’ont pas manqué de pointer les faiblesses collectives de l’équipe.
La mission s’annonce désormais extrêmement ardue pour la Tunisie, qui devra affronter le Japon lors de la deuxième journée. Les Nippons ont d’ailleurs créé la surprise en tenant en échec les Pays-Bas, autre formation majeure du groupe F.
Les Éléphants démarrent sur une bonne note dans le Mondial 2026
Contrairement à leurs homologues tunisiens, les Ivoiriens ont réussi leur entrée dans le tournoi. Absents des deux dernières éditions mondiales en 2018 et 2022, les Éléphants ont retrouvé la scène internationale avec succès en battant l’Équateur sur le score minimal de 1 à 0.
La rencontre s’est révélée particulièrement fermée et disputée. Il a fallu attendre l’ultime minute du temps réglementaire pour voir Amad Diallo débloquer la situation et offrir les trois points à sa sélection. Cette victoire arrachée dans les derniers instants constitue un début encourageant pour l’équipe ouest-africaine.
Néanmoins, le chemin vers la qualification pour les huitièmes de finale reste semé d’embûches. L’Allemagne, également présente dans le groupe E, a démontré sa puissance en balayant Curaçao sur un score fleuve de 7 buts à 1 lors de la première journée. La Mannschaft occupe ainsi la tête du classement.
Le futur affrontement direct entre les formations allemande et ivoirienne s’annonce déterminant pour l’attribution de la première place du groupe et les perspectives de qualification.
Déception turque et premiers pas africains attendus
Parmi les autres résultats marquants de cette première salve de matches, le retour manqué de la Turquie sur la scène mondiale mérite d’être souligné. Après 24 années d’absence dans un Mondial, la sélection turque s’est inclinée face à l’Australie sur le score de 2-0. Malgré une domination territoriale, les joueurs turcs ont manqué d’efficacité devant le but adverse.
Dans le groupe C, l’Écosse a mis fin à une longue disette en signant sa première victoire en phase finale d’une Coupe du monde depuis 1990, soit 36 années d’attente. Les Écossais se sont imposés face à Haïti grâce à une réalisation de McGinn, dans un groupe qui comprend également le Brésil et le Maroc.
L’Égypte et le Cap-Vert font leur apparition dans la compétition
L’agenda de ce lundi prévoit l’entrée en scène de deux autres représentants africains. Les Pharaons d’Égypte, emmenés par leur star Mohamed Salah, défieront la Belgique à 20h00, heure algérienne. Ce choc promet d’être spectaculaire entre deux formations dotées d’arguments offensifs de qualité.
Plus tôt dans la journée, à 17h00, le Cap-Vert aura la difficile mission d’affronter l’Espagne, championne d’Europe en titre. La Roja figure parmi les grands favoris pour remporter le trophée mondial et constitue un adversaire redoutable pour la modeste sélection cap-verdienne, qui réalise pourtant un parcours remarquable ces dernières années.
Cette première phase de la compétition mondiale confirme l’intensité et l’imprévisibilité qui caractérisent généralement les débuts d’une Coupe du monde. Les sélections africaines présentes devront rapidement ajuster leur approche pour espérer franchir le cap du premier tour et continuer l’aventure dans ce tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.