Les cotations du dinar algérien enregistrent ce samedi 30 mai 2026 une stabilité globale sur le marché parallèle, mais confirment un écart toujours massif avec les taux officiels publiés par la Banque d’Algérie. L’euro se négocie jusqu’à 278 dinars à la vente sur le marché noir, contre 154,08 dinars au cours officiel.
Marché parallèle : les devises sous pression stable
Le marché informel des changes reste dans une dynamique stable, sans variation significative par rapport aux dernières séances. Pour l’euro (EUR), les cambistes affichent une fourchette comprise entre 275 DA à l’achat et 278 DA à la vente. Le dollar américain (USD) évolue entre 235 DA et 238 DA.
Le dollar canadien (CAD) se négocie entre 170 DA et 172 DA, tandis que la livre sterling (GBP) oscille entre 309 DA et 313 DA. Ces niveaux traduisent un marché actif mais équilibré, avec des marges relativement serrées entre achat et vente.

Marché officiel : des cours nettement inférieurs
À la Banque d’Algérie, les valeurs restent largement en dessous des cotations du marché parallèle. L’euro est fixé à 154,08 DA. Le dollar américain s’établit à 132,8 DA. Le dollar canadien est coté à 96,15 DA, tandis que la livre sterling atteint 177,94 DA. Cette différence structurelle illustre l’écart persistant entre les deux circuits de change, notamment sur les devises les plus demandées.
Écart de change : une différence toujours marquée
La comparaison entre les deux marchés met en évidence des écarts importants :
- Euro : 278 DA (marché noir) contre 154,08 DA (officiel), soit +80,4 %
- Dollar US : 238 DA contre 132,8 DA, soit environ +79,3 %
- Dollar canadien : 172 DA contre 96,15 DA, soit environ +79 %
- Livre sterling : 313 DA contre 177,94 DA, soit environ +75,8 %
Ces écarts confirment la forte divergence entre le système officiel et le marché parallèle, particulièrement sur les devises les plus utilisées par la diaspora.
Lecture du marché : stabilité mais déséquilibre persistant
Si les taux affichent une certaine stabilité ce samedi, la structure du marché reste déséquilibrée. Le différentiel élevé entre les deux circuits continue d’influencer les transferts internationaux, les échanges informels et la gestion des budgets des familles entre l’Algérie et l’étranger.
