Une affaire d’escroquerie immobilière vient d’aboutir devant le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Une femme poursuivie pour avoir promis la vente d’un appartement fictif dans un quartier prisé de la capitale a été condamnée à une peine de prison ferme après avoir soutiré une importante somme d’argent à un commerçant.
Une fausse promotion immobilière au cœur de l’escroquerie

L’affaire examinée par le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed concerne une femme identifiée par les initiales « Ch. N. », soupçonnée d’avoir monté une fausse opération immobilière afin de tromper un commerçant exerçant dans le secteur alimentaire.
Selon les éléments présentés à l’audience, la prévenue se serait présentée comme promotrice immobilière et aurait affirmé disposer d’un projet résidentiel situé à Bir Mourad Raïs, l’un des quartiers les plus convoités d’Alger. Séduit par cette proposition, le plaignant aurait effectué plusieurs paiements successifs pour un montant global estimé à 1,6 milliard de centimes, dans l’espoir d’acquérir un appartement qui ne lui aurait jamais été livré.
La prévenue conteste les accusations devant le tribunal
L’affaire a pris une tournure judiciaire après le dépôt d’une plainte par la victime, estimant avoir été victime d’une fraude immobilière. Présentée devant la justice après son transfert depuis la prison de Koléa, la mise en cause a comparu pour répondre du chef d’accusation d’escroquerie.
Durant son audition, la prévenue a nié les faits qui lui étaient reprochés, tout en reconnaissant avoir perçu une partie des sommes évoquées dans le dossier. Elle a toutefois rejeté toute intention frauduleuse, soutenant qu’il s’agissait de transactions commerciales ordinaires conclues avec le commerçant.
De son côté, la victime a maintenu ses déclarations devant le juge, affirmant avoir remis l’intégralité des fonds sur la base d’une promesse d’achat immobilière. Elle a également demandé réparation financière correspondant aux pertes subies.
Trois ans de prison ferme dans un contexte de multiplication des arnaques immobilières
À l’issue des débats et après les réquisitions du procureur, qui avait requis l’application de la peine maximale, le tribunal a rendu sa décision. La prévenue a été condamnée à trois ans de prison ferme pour escroquerie.
Cette affaire illustre une nouvelle fois les risques liés aux transactions immobilières informelles et aux fausses promotions, particulièrement dans les grandes agglomérations où la pression sur le marché du logement demeure importante. Face à la demande croissante et aux montants élevés en jeu, les autorités continuent de faire face à une multiplication des litiges et des affaires de fraude dans le secteur immobilier.
