En France, une nouvelle controverse entourant le port du voile islamique s’est déclenchée. Cette fois-ci, la polémique touche des employées d’une crèche située à Rosny-sous-Bois, en région parisienne. Confrontée à des difficultés financières, cette crèche devait transférer ses animatrices et ses enfants dans une structure publique. Cependant, le transfert a été entravé par le port du voile par trois employées, qui se sont vu refuser le transfert.
Position du recteur Chems-Eddine Hafiz sur le sujet
Invité sur BFMTV, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a donné son point de vue sur cette affaire. Il a rappelé que la société française est fondée sur la laïcité et la liberté, permettant aux femmes de porter le voile dans l’espace public. Cependant, il a souligné que la loi de 2004 interdit le voile dans les écoles et que la dissimulation du visage est également proscrite.
Dans le cas de Rosny-sous-Bois, Hafiz a précisé qu’il s’agit d’une administration publique. Ainsi, s’il y a un règlement intérieur qui interdit les signes religieux, il faut respecter cette règle, évoquant la notion de « dharora » (nécessité) en droit musulman. Il a expliqué que pour travailler dans cette crèche, les employées concernées doivent retirer leur voile lorsqu’elles sont sur leur lieu de travail, comme c’est le cas dans de nombreux autres endroits en France.
Chems-Eddine Hafiz aborde le regard sur l’islam en Occident
Lors de son intervention, Chems-Eddine Hafiz a également présenté le guide « Musulmans en Occident » récemment publié par la Grande Mosquée de Paris. Ce guide vise à clarifier certains termes souvent utilisés dans le débat public concernant l’islam et les musulmans, tels que le voile, la taqia et la charia. Hafiz a souligné le besoin d’explications car l’islam demeure peu compris en Occident.
Il a exprimé sa préoccupation concernant la perception de l’islam en France, exprimant que la religion musulmane est fréquemment considérée comme étrangère. Selon lui, les musulmans sont souvent perçus comme un problème, une vision similaire à celle autrefois appliquée aux protestants dans l’histoire de France.
