La Commission européenne a récemment indiqué que la mise en œuvre intégrale du Système d’Entrée/Sortie (EES) aux frontières de l’espace Schengen est reportée à septembre 2026. Initialement prévue pour avril 2026, cette dérogation permet de corriger les problèmes détectés durant les tests, notamment ceux touchant les bornes automatiques et la gestion du personnel dans les grands aéroports et ports.
Fonctions et avantages du Système d’Entrée
Le Système d’Entrée/Sortie (EES) est destiné à remplacer les tampons manuels par une approche numérique, incluant l’enregistrement des empreintes digitales et des photos faciales à chaque passage de la frontière. Ce système vise à améliorer l’efficacité des contrôles et à renforcer la sécurité aux frontières externes de l’UE. Environ 35 % des voyageurs hors UE utilisent déjà cette technologie dans certains points d’entrée.
Calendrier et déploiement progressif
La mise en place progressive du système débutera en 2025, avec une adoption totale en septembre 2026. Les tests sur le terrain ont mis au jour des défis logistiques significatifs, poussant la Commission européenne à retarder le lancement afin de permettre aux autorités d’ajuster les infrastructures et de former adéquatement le personnel nécessaire.
Impact pour les voyageurs et préparatifs en cours
Les voyageurs, en particulier ceux venant du Royaume-Uni, devront patienter encore pour un passage aux frontières automatisé complet, prolongeant ainsi la cohabitation de méthodes de contrôle manuel et biométrique. Ce report permet également aux acteurs du transport de se préparer, réduisant les retards constatés aux frontières durant les fortes affluences.
Les autorités européennes ont jusqu’à septembre 2026 pour installer les bornes biométriques et former leur personnel aux nouvelles procédures. Ce temps supplémentaire facilitera aussi la préparation des pays Schengen face à l’afflux de voyageurs sous les nouvelles règles, et intégrera l’ETIAS pour une gestion avancée des mouvements frontaliers.
