En janvier 2026, l’obtention d’un visa pour les États-Unis s’est complexifiée pour les ressortissants de 26 pays africains. L’administration américaine a décidé de suspendre l’octroi des visas pour des pays tels que l’Algérie, le Nigeria, l’Égypte et le Ghana.
Impact de la suspension sur les pays africains
Cette mesure a provoqué une onde de choc en Afrique, spécialement parmi les pays à croissance rapide qui étaient auparavant de gros demandeurs de visas américains. Les États-Unis sont depuis longtemps une destination attrayante pour les Africains en quête d’opportunités d’études ou de partenariats professionnels. Cependant, le gel des visas rend ces démarches quasiment impossibles pour de nombreux individus issus des nations concernées.
Effets sur la mobilité étudiante et professionnelle
Les étudiants africains font partie des plus touchés par cette décision. Les États-Unis étaient une destination de choix après la France pour les jeunes Africains. Des institutions prestigieuses telles que Harvard, Stanford ou le MIT accueillaient chaque année de nombreux étudiants africains talentueux. Cette suspension ferme désormais l’accès à ces établissements, obligeant les jeunes à envisager d’autres options souvent moins avantageuses.
La décision a également un impact sur les échanges professionnels entre l’Afrique et les États-Unis. Les chercheurs, entrepreneurs et experts technologiques africains utilisaient régulièrement les visas pour participer à des conférences ou signer des accords commerciaux. Le gel complique ces échanges et ralentit les collaborations potentiellement innovantes entre les deux continents.
Contexte politique et nouvelles perspectives
Ce durcissement s’inscrit dans un cadre de politique migratoire des États-Unis devenu plus rigide depuis l’administration de Donald Trump. Bien que ces mesures soient motivées par des considérations de sécurité nationale, elles sont souvent perçues comme discriminatoires. Conséquemment, plusieurs nations africaines ont réagi en imposant aussi des restrictions d’entrée pour les Américains, même si ces mesures n’affectent pas vraiment les États-Unis.
En réponse, certains pays africains renforcent leurs partenariats au sein du continent par le biais d’accords de coopération Sud-Sud, comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Bien que ces alternatives soient explorées, le marché américain demeure stratégiquement important pour de nombreux pays africains dans le cadre du commerce, de la technologie et de la recherche.
Cette limitation des visas expose également le défi de la mobilité en Afrique. Les passeports africains sont parmi les moins puissants, ce qui entrave la liberté de voyage et restreint les opportunités de connexion mondiale, freinant ainsi le développement économique.