Un citoyen algérien résidant en France avec un statut légal a rencontré des difficultés lors du processus de renouvellement de son titre de séjour de dix ans, n’ayant reçu aucune réponse de la part des autorités compétentes. Cette absence de communication a conduit à une décision de refus implicite, ce qui a incité l’individu concerné à faire appel à la justice administrative pour contester cette situation.
Démarches entreprises et réactions administratives pour le titre de séjour
Le concerné, qui vit régulièrement sur le sol français, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour de dix ans auprès de la préfecture du Val-d’Oise. Suite à un délai de quatre mois sans retour de l’administration, un refus implicite a été constaté, en accord avec les réglementations du droit des étrangers en vigueur. Face à l’incertitude de sa situation administrative, il a porté l’affaire devant le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise en janvier 2026, demandant la suspension de cette décision et la délivrance d’une nouvelle autorisation de séjour.
Risque d’expulsion et protection juridique
Le plaignant a exprimé l’urgence de sa situation en mentionnant le risque potentiel d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de déportation, en dépit de son mariage avec une citoyenne française. Il a argué que le refus implicite n’était pas suffisamment motivé et violait les accords bilatéraux et internationaux, notamment l’accord franco-algérien de 1968 et la Convention européenne des droits de l’homme, protégeant ainsi sa vie privée et familiale.
En réponse, la préfecture a émis une attestation prolongeant la période d’instruction de sa demande jusqu’au 3 mai 2026, une mesure insuffisante selon l’avocat du requérant qui a critiqué ce document pour son incapacité à permettre au demandeur de travailler, contribuant ainsi à un statut précaire vis-à-vis des employeurs, et affirmant que l’urgence de la situation était toujours d’actualité.
Décision du tribunal administratif
Le 12 février 2026, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, prenant en compte les différents éléments soulevés, a décidé de suspendre le refus implicite de renouvellement du titre de séjour. En attendant une décision définitive ou une réévaluation du dossier, le juge a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour au requérant, lui permettant ainsi de travailler jusqu’à nouvel ordre.