Le monoxyde de carbone (CO) demeure un danger mortel en Algérie, causant de nombreux décès chaque année. Selon les données fournies par la protection civile, 130 personnes ont perdu la vie suite à une asphyxie par ce gaz au cours de l’année 2025, en hausse par rapport aux 113 décès enregistrés en 2024. Pour la période allant du 1er au 20 janvier 2026, ce gaz incolore a déjà entraîné la mort de 26 personnes en raison de fuites provenant d’appareils de chauffage mal entretenus.
Prise de conscience des dangers du monoxyde de carbone
Le péril du monoxyde de carbone n’épargne personne, touchant aussi bien les jeunes que les personnes âgées. Ce gaz dangereux sévit surtout de nuit, alors que les victimes dorment. Lors d’une visite dans une unité de formation de la protection civile, les étudiants ont reçu un exposé complet sur les effets graves que pourrait provoquer ce gaz. Karim Benhafsi a rappelé que toute personne y est
vulnérable.
Conséquences de l’inhalation de monoxyde de carbone
M. Benhafsi a expliqué que les survivants de l’inhalation de CO doivent souvent faire face à des séquelles graves comme des pertes de mémoire, des incapacités motrices, et même des malformations congénitales chez les nouveau-nés de femmes enceintes exposées. Face à ce danger insidieux, l’Algérie a mis en œuvre un programme ambitieux d’installation gratuite de détecteurs de monoxyde de carbone dans les foyers afin de réduire les risques.