Lors d’une rencontre le 16 février, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a communiqué le lancement des travaux du gazoduc transsaharien (TSGP) sur le territoire nigérien après le Ramadan, qui débutera le 19 février en Algérie. Ce projet stratégique verra la société pétrolière algérienne, Sonatrach, initier l’installation du pipeline au Niger.
Progrès et étapes restantes du projet TSGP
Le ministère algérien des hydrocarbures et des mines, représenté par Mohamed Arkab, a souligné que seulement 1 800 km demeurent à réaliser sur les 4 200 km totaux du gazoduc. Le gazoduc, qui se déploie du Nigeria aux côtes algériennes pour exporter le gaz nigérian, est en phase avancée selon M. Arkab. Reste à compléter 100 kilomètres au Nigeria, 841 kilomètres au Niger, et près de 700 km en Algérie.
Le gazoduc transsaharien parcourra environ 1037 km au Nigeria, 841 km au Niger, et le plus long segment de 2250 km en Algérie, atteignant finalement la côte méditerranéenne. Un accord tripartite a été signé pour acheminer près de 30 milliards de m3 de gaz naturel du Nigeria vers l’Europe.
Impact du gazoduc TSGP sur le marché énergétique
Ce gazoduc renforcera la position de l’Algérie en tant qu’acteur clé du secteur énergétique, servant de pont entre l’Afrique et l’Europe. Pour l’Europe, ce projet permet de diversifier ses sources de gaz, particulièrement en période de tensions géopolitiques entre la Russie et l’Ukraine. L’Europe, en réduisant progressivement sa dépendance au gaz russe, se tourne de plus en plus vers des alternatives comme l’Algérie. Un contrat signé avec les États-Unis en 2025 pour du gaz naturel liquéfié (GNL) a ouvert la voie à une diversification des approvisionnements.
Les changements dans les relations entre Washington et Bruxelles ont également motivé l’UE à chercher à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de nouveaux fournisseurs, misant ainsi sur des sources alternatives algériennes.
