La baisse du coût du pétrole suscite des inquiétudes quant à un éventuel impact sur le prix de l’allocation touristique. Pour faire la lumière autour de la question, le professeur Beahim Guendozi livre de précieux détails.
Le marché pétrolier en chute libre…
Alors que l’application de l’allocation était prévue pour être effective juste après le Ramadan, il faudra aux algériens plus de patience, car la date est repoussée à la moitié du mois en cours. Nonobstant ce report, les futurs bénéficiaires restent confiants de ce que le gouvernement dz reste déterminé à concrétiser l’attribution desdites allocations. Cependant, avec la situation presque catastrophique qui prévaut actuellement sur le marché pétrolier, la certitude de rentrer en possession de l’allocation est voilée par un profond doute. En effet, en l’espace de quelques jours seulement, le baril a quitté 78,36 dollars pour 65,58 dollars, un chiffre jamais enregistré depuis 2021.
A cela s’ajoute la décision du président américain Donald Trump d’imposer des droits de douane supplémentaires à 180 pays. Un état de chose qui accentue les inquiétudes sur un ralentissement de l’économie mondiale. Ceci, sans omettre le fait que les exportations algériennes sont constituées à 90% d’hydrocarbures, ce qui pourrait remettre en cause le maintien de la nouvelle allocation touristique.

Augmentation de l’offre de pétrole de 411 millions de barils jours à partir de mai
A en croire le professeur Beahim Guendozi la situation économique qui prévaut aujourd’hui sur la scène mondiale, avec la mise en œuvre de la nouvelle politique tarifaire de l’administration américaine, mais aussi la décision prise par les pays de l’OPEP+ d’augmenter l’offre de pétrole de 411 millions de barils jours à partir du mois de mai, « risque effectivement d’avoir des répercussions sur les cours mondiaux du pétrole, en termes de tendance baissière ».
L’allocation touristique intouchable…
En ce qui concerne l’application du nouveau droit de change de 750 euros sera appliqué, il rassure : « À très court terme, même si les prix du pétrole brut chutent, entraînant des effets sur le niveau des exportations globales de l’Algérie, l’allocation touristique telle qu’elle est prévue sera appliquée pour au moins deux raisons : la crédibilité des pouvoirs publics par rapport à cette mesure, d’une part, et la situation des réserves de change du pays qui reste pour le moment appréciable avec près de 70 milliards de dollars, d’autres part. »