Lors de la récente réunion du Conseil des ministres, le président Abdelmadjid Tebboune a annoncé le lancement de l’exploitation de la mine de zinc et de plomb de Oued Amizour, située dans la wilaya de Bejaïa. Prévue pour être opérationnelle en mars 2026, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de valorisation des ressources naturelles et d’industrialisation.
Un projet à fort potentiel économique
Avec une réserve estimée à 35 millions de tonnes de minerai exploitable, la mine de zinc de Oued Amizour se place parmi les plus grandes au monde. Ses ressources minérales représentent une opportunité économique significative pour l’Algérie, qui cherche activement à diversifier ses revenus au-delà des hydrocarbures. Le projet est conçu pour produire annuellement 2 millions de tonnes de minerai, dont 170 000 tonnes de concentré de zinc et 30 000 tonnes de concentré de plomb.
Importance des délais et défis à relever
La ponctualité dans le lancement de ce projet a été soulignée par le président Tebboune comme une priorité absolue. Le respect des échéances est crucial pour assurer la mise en service de la mine. Ce projet pourrait générer un impact économique considérable, tant au niveau régional que national, et s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence de l’Algérie sur le marché mondial des minerais. Actuellement, les travaux préparatoires, appuyés par l’entreprise australienne Terramin, progressent bien. Cependant, la régularisation juridique des terrains appartenant aux populations locales reste un défi majeur.
Répercussions économiques locales et nationales
Le développement de la mine de zinc de Oued Amizour est prévu pour bénéficier considérablement à l’économie locale. La création d’emplois devrait principalement profiter à la wilaya de Bejaïa, avec de nouveaux postes dans les secteurs de l’exploitation minière, du transport, des services et de la construction. En outre, les infrastructures améliorées, comme les routes et les ports, favoriseront le dynamisme économique régional. À l’échelle nationale, ce projet contribuera à diminuer la dépendance économique de l’Algérie vis-à-vis des hydrocarbures, tout en encourageant la transformation locale des minerais et en participant à la modernisation de l’industrie minière algérienne.
