Un voyageur algérien a été violemment agressé sur un navire Corsica Linea lors de la traversée Marseille – Alger. Le député Tawfiq Khedim dénonce une tentative d’étouffement de l’affaire. Enquête, colère et indignation.
Un passager algérien sauvagement agressé : le choc à bord du Corsica Linea
C’est une traversée qui a viré au cauchemar. À bord du navire Marseille – Alger de la compagnie française Corsica Linea, un voyageur algérien a été violemment agressé par un agent de bord, au point d’être évacué en urgence par hélicoptère en direction de l’hôpital de Nice. Le drame a été révélé par le député de l’émigration Tawfiq Khedim, ce vendredi 4 avril, qui évoque un incident d’une rare violence.
« Il a failli perdre la vie », affirme le parlementaire, photo de la victime à l’appui.
Une victime sous pression jusqu’à l’hôpital
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Dans son message, Tawfiq Khedim révèle que la victime, déjà dans un état de santé critique, aurait également subi des pressions psychologiques à l’hôpital de Toulon, où un médecin aurait précipité sa sortie contre toute logique médicale. Un traitement que le député juge « inhumain et révoltant ».
L’homme serait aujourd’hui dans un état de santé et psychologique très difficile.
Où est la vérité ? Le silence de Corsica Linea soulève la colère
Face à l’ampleur du scandale, Corsica Linea reste silencieuse. Aucune déclaration publique, aucune explication. Pourtant, la quasi-totalité des passagers de cette ligne sont des Algériens. Pour Tawfiq Khedim, cette agression s’ajoute à une série de plaintes déjà reçues concernant des violences, des humiliations et un mépris systémique envers les voyageurs algériens.
« Il est inconcevable qu’une compagnie étrangère profite de ce marché tout en maltraitant nos concitoyens », s’insurge-t-il.
Une demande urgente d’enquête et de justice
Le député exige une enquête immédiate. Il réclame que les enregistrements vidéo à bord soient examinés, que la compagnie assume sa responsabilité, et surtout que la victime soit intégralement prise en charge.
Il salue l’intervention rapide du Consul d’Algérie à Nice, ainsi que celle du Consul général à Marseille, qui ont assuré une assistance consulaire, mais appelle désormais le ministère algérien des Transports à intervenir fermement.
Jusqu’à quand les Algériens seront-ils traités ainsi ?
Ce drame relance un débat brûlant : les compagnies étrangères opérant en Algérie sont-elles au-dessus de tout ? Pourquoi aucun contrôle sérieux n’est-il imposé sur le traitement réservé aux passagers algériens, ou sur les prix exorbitants qu’ils paient en haute saison ?
« Cela devrait cesser », martèle le député. Et il a raison.