Stellantis, présent en Algérie avec son usine FIAT d’Oran, se heurte à des pressions en Italie. Pour répondre à la législation algérienne, le groupe doit augmenter son taux d’intégration locale, impliquant un transfert d’activités depuis l’Italie. Ce mouvement, perçu comme une délocalisation, suscite des critiques en terres italiennes.
Résoudre le manque de sous-traitants en Algérie
L’ambition de Stellantis est d’élever ce taux à 30 % d’ici 2026, en passant de 10 % à 20 % grâce au lancement du modèle Fiat Grande Panda. Le défi reste de taille : constituer un réseau de sous-traitants qui répondent aux standards exigés. Faute d’un tissu industriel local capable de fournir les pièces essentielles, Stellantis se tourne vers des partenaires italiens, déclenchant des remous politiques.
Défis et opportunités pour les équipementiers
Avec une production locale encore faible, l’attrait pour les équipementiers italiens d’investir en Algérie varie. Stellantis, lors d’une réunion à Turin, insiste qu’il s’agit de renforcer leur base italienne avec de nouvelles activités à l’étranger, non pas d’une délocalisation. Pourtant, l’inquiétude des syndicats italiens perdure, face à la perspective de pertes d’emploi.
Le marché algérien, bien que prometteur en termes de coût et de climat économique, ne convainc pas encore totalement, et l’avenir dépendra de développements futurs comme l’ajout d’une usine Opel. Dans l’immédiat, Stellantis continue d’explorer des collaborations à l’occasion d’événements comme le salon Mechanica à Oran, dans l’espoir d’élargir son réseau de sous-traitants algériens.