Le 55ème anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en Algérie a été marqué par une révélation majeure de Sonatrach concernant ses futurs projets d’investissement dans les secteurs du pétrole et du gaz naturel. Nourredine Daoudi, le PDG de cette entreprise leader en Afrique, a partagé les détails de ces initiatives prévues pour la période de 2026 à 2030 dans une interview avec l’agence APS.
Stratégies majeures et développement de la pétrochimie
Dans son plan, Sonatrach se concentre en grande partie sur la rénovation des réserves de pétrole et de gaz du pays. Les activités d’exploration et de production constituent principalement cet effort, englobant 75% des investissements de développement envisagés. Bien que les montants précis n’aient pas été divulgués, le PDG a souligné l’importance cruciale de ces domaines, qualifiés de vitaux pour la pérennité de toute entreprise œuvrant dans ce secteur.
Un programme d’exploration ambitieux est prévu, incluant le forage d’environ 500 puits et un programme étendu d’acquisitions sismiques en 3D et 2D ainsi que différentes études géologiques et géophysiques. Le but de ces investissements considérables est de maintenir et renouveler les réserves d’hydrocarbures pour mieux répondre aux besoins domestiques en énergie, soutenir les grands projets structurels du pays, et renforcer la position de marché de l’Algérie et sa fiabilité en tant que partenaire commercial international.
Renforcement des capacités pétrochimiques
Le second axe de développement majeur pour Sonatrach est l’investissement accrue dans la pétrochimie, avec des projets ambitieux visant à réduire les importations et à parvenir à l’autosuffisance. Ce domaine est vu comme un levier stratégique essentiel pour l’autonomie industrielle, la diversification économique et la création de valeur locale, consolidant ainsi le rôle significatif de l’Algérie comme acteur énergétique clé tant au niveau régional qu’euro-méditerranéen.
Des projets de grande envergure sont déjà en marche, notamment des complexes MTBE à Arzew, LAB à Skikda, et d’autres pour la production de polypropylène, avec des collaborations en discussion pour de futurs contrats d’hydrocarbures, suivant divers protocoles d’accord récemment signés.
En somme, ce plan colossal de Sonatrach pour les années à venir est un effort robuste pour renforcer la position de l’Algérie sur la scène énergétique mondiale, visant un mix énergétique durable à horizon 2030 et confirmant son statut d’exportateur fiable et résilient.