Depuis le 1er avril 2025, une nouvelle règle chamboule les droits au chômage des seniors en France. Âge repoussé, critères renforcés… découvrez ce qui change vraiment et pourquoi cela inquiète.
Seniors en fin de carrière : un nouveau coup dur signé réforme chômage
Depuis le 1er avril 2025, les demandeurs d’emploi proches de la retraite doivent faire face à un bouleversement majeur. Désormais, l’âge requis pour maintenir les droits au chômage jusqu’à la retraite à taux plein a été relevé. Une décision qui découle directement de la réforme des retraites et de la nouvelle convention d’assurance chômage signée en novembre 2024.
Résultat : des milliers de seniors risquent de se retrouver sans revenus, à quelques mois de la retraite.
De 62 ans à 64 ans : la retraite s’éloigne, le chômage aussi
Avant cette réforme, les seniors pouvaient conserver leurs droits à l’ARE jusqu’à 62 ans, âge auquel ils accédaient à une retraite à taux plein. Mais ce seuil varie désormais selon l’année de naissance.
Né(e)s en 1963 : éligibilité à 62 ans et 9 mois
Né(e)s après 1968 : prolongation possible seulement à partir de 64 ans
Une avancée de l’âge légal… qui repousse l’espoir de stabilité pour des milliers de Français en fin de carrière.
Des conditions d’accès plus strictes
Et ce n’est pas tout. Pour bénéficier du maintien de leurs droits au chômage, les demandeurs d’emploi doivent désormais :
Avoir cotisé 12 ans au régime d’assurance chômage
Avoir été indemnisés au moins un an
Avoir travaillé au moins 1 an en continu (ou 2 en discontinu) sur les 5 dernières années
Une double peine pour ceux qui enchaînent les contrats précaires ou les périodes de chômage.
Attention, cette règle ne s’applique pas à tout le monde
Les nouvelles conditions ne concernent que les contrats rompus à partir du 1er avril 2025 ou les licenciements engagés après cette date.
Si vous avez perdu votre emploi avant cette échéance, vous restez sous l’ancienne règle (droits maintenus jusqu’à 62 ans).
Mais combien de seniors savent réellement à quoi s’attendre ?
Des répercussions sociales inquiétantes
Ce changement de cap aggrave la précarité d’une tranche d’âge déjà fragilisée sur le marché du travail. Difficultés à retrouver un emploi, discriminations liées à l’âge, revenus en chute libre : la nouvelle règle fait bondir les syndicats et associations de défense des chômeurs.
« On sacrifie les seniors au nom d’une réforme budgétaire », dénonce un représentant syndical.