La CAN 2025 au Maroc est secouée par une controverse logistique, après les dénonciations d’Eric Chelle sur des conditions jugées inéquitables face à l’avantage du pays hôte.
Les dénonciations internes sur les problèmes logistiques
La Coupe d’Afrique des Nations 2025 est actuellement secouée par des critiques sévères concernant l’organisation de la logistique, et ces critiques ont récemment été exposées de l’intérieur. Un sélectionneur encore engagé dans le tournoi, Eric Chelle, a exprimé publiquement son mécontentement face aux conditions de déplacement difficiles pour les équipes.
Il souligne que les longs trajets en bus, l’absence de vols internes adaptés, et la fatigue accumulée représentent des obstacles sportifs majeurs, incompatibles selon lui avec les attentes d’une compétition de ce calibre. Pendant ce temps, le Maroc, en tant que pays organisateur, profite d’une stabilité accrue, jouant tous ses matchs à Rabat, une circonstance qui le place dans une situation avantageuse.
Les conséquences de la logistique sur les performances
Chelle n’a pas caché son irritation face à la situation lors d’une récente interview. Il a décrit des journées entières gaspillées sur la route, avec des joueurs épuisés avant même le coup d’envoi des matchs, et une récupération compromise. « Les équipes s’épuisent dans de longs trajets en bus, sans vols internes », a-t-il déploré, mettant en avant l’impact négatif de ces contraintes sur la performance physique et mentale des joueurs. En effet, dans une compétition aussi intense que la CAN, où chaque détail compte, la question du transport devient primordiale pour garantir une équité sportive.
Les disparités logistiques entre le Maroc et les autres équipes
La comparaison avec les conditions dont bénéficie le Maroc alimente naturellement la polémique. En restant dans un cadre familier et en optimisant les temps de repos, la sélection marocaine évolue dans des conditions idéales. Cet état de fait a suscité un profond sentiment d’injustice parmi plusieurs délégations, bien que rares soient celles qui osent s’exprimer aussi directement que Chelle.
Officiellement, l’organisation met en avant des choix stratégiques, mais l’avantage accordé au pays hôte est indéniable. Ainsi, le débat sur les transports vient s’ajouter aux autres discussions entourant la CAN 2025, notamment l’arbitrage et la gestion du tournoi. Les déclarations de Chelle révèlent que l’équité ne se joue pas uniquement sur le terrain, mais aussi en dehors, où des déséquilibres importants apparaissent.