Installée à Sydney, la cheffe Sanah Djebli sublime le couscous algérien dans son restaurant et partage ce plat emblématique avec le public australien. À l’Aïd el-Fitr, elle célèbre sa culture dans les pages du Guardian.
Sanah Djebli révèle le couscous algérien au monde
À l’occasion de l’Aïd el-Fitr, le journal britannique The Guardian a mis en lumière cinq chefs installés en Australie, leur demandant de présenter les plats traditionnels qu’ils cuisinent pour cette fête religieuse. Parmi eux, Sanah Djebli, originaire de Constantine, a choisi de représenter l’Algérie en mettant en avant un plat emblématique : le couscous. Classé au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, ce mets symbolise bien plus qu’un simple repas. Il évoque les souvenirs familiaux, la transmission intergénérationnelle et le lien affectif que de nombreuses familles algériennes entretiennent avec leur cuisine.
Sanah évoque avec émotion les matins d’Aïd passés en famille, sa grand-mère éveillée à l’aube pour préparer le couscous dans les règles de l’art. Elle décrit un processus précis, lent et respectueux des traditions : la semoule cuite à la vapeur, enduite de smen ou d’huile, manipulée à la main, sans jamais toucher l’eau. Pour elle, il n’y a pas de recettes écrites : l’apprentissage se fait par l’observation, la répétition et surtout, l’amour transmis au sein du foyer.

Une tradition revisitée et partagée à l’international
Aujourd’hui installée à Sydney, la cheffe algérienne est copropriétaire du Café Tanja, un établissement qui mêle hospitalité chaleureuse et cuisine du Maghreb. Elle y propose un couscous fidèle aux traditions algériennes, tout en s’adaptant aux goûts d’un public cosmopolite. Légumes fondants, sauce épicée, viandes variées ou même poisson : le couscous qu’elle sert est à la fois authentique et accessible. Elle démontre que ce plat populaire peut franchir les frontières tout en gardant son âme.
À travers son travail et sa passion, Sanah devient l’ambassadrice d’une culture riche, vivante et fièrement portée à l’international. Son hommage au couscous lors de l’Aïd el-Fitr dépasse la cuisine : il reflète un attachement profond à ses racines, un désir de transmission, et une volonté de faire découvrir au monde l’art de vivre algérien.