Le nouveau Code de la route en Algérie suscite un vif débat. Le ministre Saïd Sayoud défend un texte à vocation préventive face aux critiques jugées excessives.
Code de la route : Un projet de loi débattu
Le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté récemment un projet de loi pendant une session plénière du Conseil de la nation. Ce projet, portant sur le Code de la route, a provoqué une vague de réactions en Algérie. Face aux critiques selon lesquelles le projet de loi serait trop répressif, Saïd Sayoud a souligné qu’il ne vise pas à sanctionner les citoyens injustement.
Il a affirmé que, s’il envisageait que la loi pourrait servir à punir abusivement les citoyens, il envisagerait de démissionner. En réponse à ces préoccupations, le ministre a insisté sur le fait que l’objectif premier est préventif, plutôt que punitif. Ce projet de loi ne doit pas être confondu avec des mesures fiscales imposant des taxes obligatoires.
Contexte et incidents récents
Récemment, des transporteurs ont manifesté pendant dix jours pour demander des révisions du projet, notamment suite à des clauses pouvant mener à des peines de prison pour certaines infractions. Le ministre a justifié ces mesures par la nécessité de réguler le trafic, en réponse à l’augmentation du nombre de véhicules et d’accidents graves. Il a évoqué un grave accident, survenu l’année dernière, impliquant un bus qui a provoqué de nombreuses victimes.

Ce drame, selon lui, a renforcé l’urgence de mesures strictes, y compris la criminalisation de la délivrance de documents de contrôle technique falsifiés. Le projet de loi prévoit également des mesures sévères contre les conducteurs sous influence de substances nocives, ainsi qu’une surveillance accrue des poids-lourds et des bus. Le ministre a insisté sur l’importance d’une sécurité routière renforcée.