L’Algérie enregistre des avancées notables dans la réduction du torchage du gaz, notamment à Tin Fouyé Tabenkort, avec une baisse significative des volumes brûlés. Sonatrach intensifie ses efforts pour optimiser la gestion du gaz, tandis que l’Irak et la Libye poursuivent également des stratégies de limitation du torchage.
Statistiques Récentes sur la Réduction du Torchage
Selon un rapport d’une unité de recherches sur l’énergie, consulté par Echorouk, le torchage a diminué de 4 % en 2024, soit l’équivalent de 0,3 milliard de mètres cubes. Cette réduction s’accompagne d’une baisse de 5 % de la production pétrolière. Cependant, l’intensité du torchage a augmenté de 2 %, s’établissant à plus de 19 mètres cubes par baril. Sonatrach, acteur majeur du secteur pétrolier et gazier algérien, est à l’origine de 80 % du torchage total du pays. Cumulativement, huit de ses principaux sites ont réussi à réduire de 0,8 milliard de mètres cubes le gaz brûlé, Tin Fouyé Tabenkort étant le site le plus performant.
Comparaison avec d’Autres Pays de la Région
Le torchage en Irak a atteint environ 1,75 milliard de pieds cubes par jour en 2024, ce qui représente près de la moitié de sa production gazière. La capacité de traitement de gaz a progressé, passant de 1,3 milliard de pieds cubes par jour en 2023 à 2,1 milliards en 2024. Les pertes économiques dues au torchage oscillent entre 2,5 et 3 milliards de dollars par an. Au-delà des pertes financières, il en résulte une diminution de 15 000 mégawatts de production électrique et l’émission de 2,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone par milliard de mètres cubes brûlés.
En Libye, le torchage a baissé de 8 % en 2024, après une hausse de 25 % en 2023. Cette diminution est liée à la fermeture de certains champs pétroliers et à une baisse de 5 % de la production pétrolière. Les sociétés Sirte Petroleum, Al-Sareer et Al-Waha ont optimisé leurs réseaux de transport de condensats, amélioré les systèmes de séparation du gaz, et introduit de nouveaux compresseurs. Le pays prévoit de réduire le torchage à 120 millions de pieds cubes par jour d’ici 2026 et d’approcher le zéro d’ici 2030, conformément à l’accord de Paris sur le climat.
Mesures et Perspectives pour l’Algérie
En Algérie, les projets de réduction du torchage visent à une utilisation plus efficiente du gaz disponible. Les résultats positifs observés à Tin Fouyé Tabenkort et dans des installations de gaz naturel liquéfié montrent une baisse continue du gaz brûlé. Sonatrach surveille activement les sites avec un taux de torchage élevé pour identifier les secteurs nécessitant des améliorations. Même si la quantité globale de gaz brûlé diminue, l’intensité peut parfois augmenter. Les expériences en Algérie servent de modèle pour d’autres régions confrontées à des niveaux de torchage élevés et facilitent le suivi régulier de la production et gestion du gaz.