L’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis pourrait avoir d’importantes répercussions sur le prix du pétrole mondial. Suite à cet événement, les cours pétroliers ont baissé en Asie, avec le baril de brut de la mer du Nord atteignant 60 dollars, deux jours à peine après cette attaque inattendue.
Répercussions économiques potentielles de l’arrestation de Maduro pour l’Algérie
Selon l’économiste Brahim Guendouzi, l’Algérie, qui dépend fortement de ses exportations d’hydrocarbures, pourrait être touchée par cette nouvelle dynamique géopolitique. Bien que le phénomène soit perçu comme un choc géopolitique majeur, il n’a pas instantanément fait grimper les prix du pétrole, ce qui est inhabituel selon lui. Cela s’explique par l’intégration préalable de la prime de risque dans les prix.
La production pétrolière du Venezuela, réduite à 900.000 barils par jour à cause d’un manque d’investissement, pourrait bénéficier d’un coup de pouce avec l’arrivée potentielle de compagnies pétrolières américaines. Cette situation pourrait aggraver la surproduction mondiale, pesant ainsi sur les revenus pétroliers de l’Algérie. Une baisse continue des prix rendrait plus complexe la gestion des finances publiques algériennes.
L’OPEP pourrait se retrouver dans une position délicate avec une possible alliance entre les États-Unis et le Venezuela, ce qui affaiblirait l’influence du cartel. L’Algérie pourrait sentir cet impact, il pourrait être contraint de réduire sa production pour stabiliser le marché malgré des revenus en baisse.
Mesures et perspectives de l’OPEP+ après l’arrestation de Maduro
Une réunion récente du groupe OPEP+, qui inclut l’Algérie, a permis de discuter de la situation actuelle sur le marché pétrolier, marquée par une certaine incertitude. Le ministre algérien des Hydrocarbures a souligné l’importance de maintenir une coordination étroite au sein de ce groupe pour réagir de manière proactive aux fluctuations du marché. Bien que la crise vénézuélienne n’ait pas été abordée directement, l’engagement à la coopération continue a été réaffirmé.
En 2026, les perspectives économiques ne prévoient pas de changement notable dans la production vénézuélienne, estimée à 900.000 barils par jour, avec des prix du pétrole potentiellement sous les 60 dollars.