Avec l’annonce ce mercredi de la retraite de Raïs Ouahab M’bolhi, les débats ont été relancés sur les réseaux sociaux quant à savoir si M’bolhi est le meilleur gardien que l’équipe nationale algérienne ait jamais eu. Après douze années de service, de 2010 à 2022, son impact sur les Verts n’est pas négligeable, le positionnant parmi les plus grands gardiens de l’équipe.
Un début modeste et une ascension fulgurante
Avant d’être appelé par Rabah Saâdane pour participer à la Coupe du Monde de 2010, M’bolhi était relativement méconnu, évoluant dans le championnat bulgare. Né en France et de parents congolais et algérien, il a été formé à l’Olympique de Marseille et a joué pour les jeunes équipes nationales françaises. Cependant, c’est avec l’Algérie qu’il allait briller, débutant cette trajectoire l’année du décès de sa mère.
Lors du match contre l’Angleterre lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, M’bolhi a remplacé Faouzi Chaouchi, après une erreur de ce dernier, et a depuis gardé sa position de titulaire. Quatre ans plus tard, lors du mondial au Brésil, il s’est distingué par une performance remarquable contre l’Allemagne qui a mené le match en prolongation grâce à ses arrêts spectaculaires.
Un gardien clé pour les succès nationaux
En 2019, lors de la Coupe d’Afrique des nations au Caire, M’bolhi a été essentiel dans la victoire de l’Algérie, confirmant son rôle crucial dans l’équipe. Pendant ses douze années en équipe nationale, il a joué 96 matchs et a été capitaine à 13 reprises, surpassant tous les autres gardiens algériens dans l’histoire. De plus, il détient un excellent ratio avec seulement 0,91 but encaissé par match.
Malgré quelques interruptions, notamment une exclusion temporaire par Rabah Madjer entre 2017 et 2018, M’bolhi a conservé son rôle de titulaire jusqu’à son dernier match contre la Suède en novembre 2022. Depuis son départ, la place de gardien reste un défi pour l’équipe.
Personnalité et vie en club
Connu pour sa discrétion et son professionnalisme, M’bolhi est également apprécié pour son dévouement. En août 2010, il a joué pour l’Algérie peu après le décès de sa mère, attribuant ces performances à sa mémoire. Sur le plan des clubs, bien qu’il ait joué pour diverses équipes à travers le monde, il n’a jamais eu l’impact qu’il a eu en sélection nationale, terminant sa carrière en club avec l’ES Mostaganem. Le public algérien, ainsi que les supporters des Verts à travers le monde, ne manqueront pas de se souvenir des nombreuses contributions de M’bolhi au football national.