En 2025, le déficit commercial France-Algérie recule nettement, porté par la baisse des hydrocarbures, l’évolution des flux gaziers et des échanges bilatéraux.
Réduction du déficit commercial France-Algérie en 2025
En 2025, selon un rapport des douanes françaises publié le mardi 27 janvier, le déséquilibre commercial de la France avec l’Algérie a sensiblement diminué comparé aux années précédentes. Durant le premier trimestre 2025, la France a exporté pour 3 milliards d’euros vers l’Algérie, tandis qu’elle a importé 3,4 milliards d’euros de ce pays, montrant une réduction significative des importations de 41% par rapport à 2024.
Facteurs influençant la réduction du déficit
La baisse des prix des hydrocarbures sur le marché mondial ainsi que la redirection d’une partie du gaz algérien vers l’Italie sont cités comme les principales raisons de cette atténuation du déficit commercial. Celui-ci, amorcé en 2021 à la suite de la hausse des prix de l’énergie due à la guerre en Ukraine et à l’inflation post-crise sanitaire, avait atteint un sommet de -2,6 milliards d’euros en 2023.
Changements dans les échanges économiques
En 2024, les importations françaises en provenance de l’Algérie se chiffraient à 6,2 milliards d’euros, principalement constituées d’hydrocarbures et de produits pétroliers raffinés. Malgré une réorientation des flux de gaz, l’Algérie demeure le quatrième fournisseur de gaz de la France avec 11% de parts de marché. Quant aux exportations de la France vers l’Algérie, elles s’élevaient à 4,8 milliards d’euros et incluaient essentiellement des biens industriels et agroalimentaires.
Bien que la Chine soit devenue le premier fournisseur de l’Algérie depuis 2013, la France a réussi à maintenir sa part de marché relativement stable, passant de 11% en 2016 à 12% en 2023. Cependant, l’exportation de blé vers l’Algérie a connu une chute drastique, conséquence de la politique algérienne visant l’autosuffisance alimentaire. L’étude ne fournit pas de données pour l’année 2025, année pendant laquelle certaines sources indiquent que les exportations de blé français vers l’Algérie ont été presque inexistantes.