Lors d’une interview accordée aux médias nationaux le samedi 7 février 2026, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a expliqué les raisons derrière le refus de l’Algérie de délivrer des laissez-passer consulaires pour les Algériens soumis à une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Cette décision a souvent généré des tensions entre la France et l’Algérie, et Tebboune a fourni des précisions importantes sur cette question délicate.
Appel à respecter les droits des Algériens concernés par les OQTF
Tebboune a souligné que les Algériens sous OQTF ont des droits qui doivent être rigoureusement respectés. Selon lui, certains vivent en France depuis des années et leur situation nécessite un examen approfondi. Il a insisté sur le fait que, avant toute expulsion, il est essentiel que ces personnes puissent contester cette décision en justice. Même si l’ordre d’expulsion est confirmé par la justice française, les recours doivent être respectés.
De plus, Tebboune a rappelé l’existence d’accords bilatéraux entre la France et l’Algérie concernant les expulsions. Selon ces accords, la France doit informer l’Algérie en amont de chaque expulsion, et le consulat algérien jouer un rôle actif dans le processus pour s’assurer du respect des normes légales. Le consul algérien doit pouvoir rencontrer la personne concernée pour verifier que l’expulsion est régulière avant de signer le laissez-passer consulaire lorsque les conditions sont remplies.
Dissociation de l’appel à la régularisation des Algériens irréguliers
Le président algérien a également clarifié que son appel de janvier 2026 pour la régularisation des jeunes Algériens en situation précaire à l’étranger ne concernait pas les OQTF. Il a séparé ces deux initiatives, signalant qu’elles sont distinctes. L’Algérie refuse de délivrer des laissez-passer consulaires pour les OQTF non dans un esprit de confrontation, mais plutôt pour protéger les droits de ses citoyens et garantir que les expulsions respectent pleinement les accords internationaux.