Ce mardi matin, la statue connue sous le nom de la femme nue d’Ain Fouara, située au cœur du centre-ville de Sétif, a été la cible d’un nouvel acte de vandalisme. Les autorités sécuritaires ont rapidement réagi en arrêtant un individu accusé d’être l’auteur de cet acte. Les détails spécifiques de cet incident n’ont pas été largement diffusés, et il n’est pas clair si la statue a été endommagée lors de cette attaque.
Incidents répétés et conséquences
Historiquement, ce n’est pas la première fois que cette œuvre d’art fait face à de telles menaces. Depuis 1997, elle a été l’objet de plusieurs tentatives de destruction. Plus récemment, en juillet dernier, une personne a été condamnée à une peine sévère de 10 ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende, en raison de son implication dans le vandalisme de cette structure. La condamnation faisait suite à des accusations de dégradation de biens publics et d’assaut contre les forces de l’ordre.
Historique et restauration de la statue
Créée en 1898 par le sculpteur français Francis de Saint-Vidal, la stature a été importée de France pour orner la fameuse fontaine de Sétif. Au fil des ans, malgré les menaces et les dommages subis, notamment une attaque à la bombe en 1997 durant une période de troubles liés au terrorisme, la statue a été systématiquement restaurée par les autorités locales. Les discussions sur le déplacement de cette œuvre dans un musée ont été rejetées, affirmant ainsi son statut de figure emblématique au sein de l’espace public de Sétif.
Cet évènement souligne une fois de plus la vulnérabilité des monuments artistiques en public, tout en témoignant des efforts continus pour préserver le patrimoine culturel face aux actes de vandalisme.