En France, la mort tragique de Quentin Deranque, un jeune activiste d’extrême-droite, a suscité un vif émoi. L’incident mortel s’est déroulé lors d’une confrontation entre des groupes d’extrême-droite et d’extrême-gauche.
Le défunt a été emporté par une violence dont son propre camp politique a largement facilité la normalisation. La collision entre ces deux factions s’est produite à Lyon, en marge d’une conférence animée par la militante franco-palestinienne Rima Hassan, également députée européenne pour La France Insoumise (LFI). L’événement, organisé par le parti de Jean-Luc Mélenchon, a été perturbé par des militants appartenant à l’ultra-droite, provoquant ainsi une réaction des antifascistes qui a débouché sur un drame tragique.
Un Débat Politique Orienté
Bien que l’événement ait largement fait la Une, certains cercles politiques et médiatiques français semblent éviter de traiter le fond du problème. Rima Hassan, soutient de la cause palestinienne, est injustement blâmée pour les troubles, bien qu’elle n’ait fait qu’exercer son droit légal à la parole dans un contexte politique. Il est important de souligner que ce n’est pas elle qui a suscité l’affrontement, mais plutôt le groupe d’extrême-droite qui a tenté d’interrompre sa conférence. Néanmoins, cette réalité est rarement relayée dans certains médias traditionnels français.
Une Violence Politique à Sens Unique ?
La justice a commencé à appréhender ceux responsables de l’agression mortelle de Quentin Deranque. Le processus judiciaire devra clarifier le rôle de chaque individu impliqué et assurer que la justice est rendue équitablement. Le débat public peine cependant à désigner objectivement la source principale de l’escalade de la violence politique.
La banalisation du racisme et l’augmentation des actes violents sont souvent attribuées à l’extrême-droite, pourtant sans répercussion médiatique équivalente. Une statistique préoccupante diffusée par le média Web proche de LFI, le Média TV, signale que Quentin Deranque est le premier activiste d’extrême-droite tué depuis la Seconde Guerre mondiale.
Dans le même temps, de nombreux crimes idéologiques, essentiellement perpétrés par l’extrême-droite, ont été enregistrés entre 1986 et 2021. Pourtant, ces crimes reçoivent une couverture médiatique insuffisante.
Des incidents tragiques, comme l’assassinat d’Aboubacar Cissé dans une mosquée et le meurtre de Hicham Miraoui par un voisin extrémiste, parmi d’autres, sont relégués au rang de simples faits divers, ne recevant pas l’attention qu’ils méritent. Le journaliste Pierre Jacquemain a exprimé son indignation face à cette disparité médiatique, soulignant que de nombreux crimes commis par l’extrême-droite passent inaperçus.