Le livre « Mohammed VI, le mystère » de Thierry Oberlé, paru en France le 14 janvier, expose de nouvelles dimensions peu connues du roi du Maroc. Ancien grand reporter au Figaro, spécialisé dans le Maghreb et le Proche-Orient, Oberlé lève le voile sur plusieurs aspects énigmatiques du souverain âgé de 62 ans.
Une gouvernance depuis l’étranger
Surnommé « roi des pauvres » et « Sa Majetski », Mohammed VI est souvent en déplacement à l’étranger, ce qui crée un paradoxe royal. Ses absences sont attribuées à son état de santé fragile et à un mode de vie luxueux, en partie financé par des recettes illicites. Le livre évoque également nouvelles alliances, conflits, et corruptions pour la reconnaissance du Sahara occidental.
Mohammed VI exerce souvent son pouvoir lors de séjours à l’étranger, comme en témoigne sa présence à Paris lors du séisme au Maroc en septembre 2023. En 2022, il aurait passé quatre mois en France, et depuis 2023, il réside principalement dans un hôtel particulier à Paris. Il est dit qu’il gouverne à distance grâce aux technologies modernes.
Patrimoine et controverse
Classé parmi les plus riches d’Afrique, Mohammed VI posséderait une fortune dépassant les 10 milliards de dollars. Sa richesse provient de divers investissements, bien que des enquêtes déplorent les gains issus du trafic de drogue. Par ailleurs, la reconnaissance du Sahara occidental par divers pays est liée à des pressions et incitations orchestrées par le royaume.
Les influences extérieures
Le scandale dit « Marocgate » implique des eurodéputés corrompus pour influencer les décisions en faveur du Maroc. En outre, la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, facilitée par la reconnaissance du Sahara, attire également des critiques.