Les problèmes légaux de Louis Sarkozy en France s’aggravent suite à ses menaces envers l’Algérie. Plusieurs plaintes ont été déposées contre lui, notamment par l’État algérien, l’association Union algérienne (UA), et SOS Racisme. Récemment, un député de La France insoumise (LFI), Manuel Bompard, a déclaré avoir contacté le procureur général près la Cour de cassation concernant les déclarations provocatrices de Louis Sarkozy, qui avait menacé de mettre le feu à l’ambassade d’Algérie à Paris.
Le 2 avril, dans un communiqué, Manuel Bompard a expliqué avoir initié cette démarche en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale, se référant à l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, suite aux propos rapportés par Louis Sarkozy dans le journal Le Monde.
Un député alerte sur les risques de passage à l’acte suite aux menaces de Louis Sarkozy envers l’ambassade d’Algérie à Paris
Dans un article du journal français daté du 13 février, Louis Sarkozy a choqué en menaçant de mettre le feu à l’ambassade d’Algérie à Paris. « Si j’étais responsable et que l’Algérie emprisonnait (Boualem) Sansal, je brûlerais l’ambassade, je suspendrais tous les visas et j’augmenterais les droits de douane de 150 % », a-t-il déclaré. Ses commentaires interviennent dans un climat de forte tension entre la France et l’Algérie, portant sur plusieurs sujets dont l’affaire Sansal, l’expulsion d’Algériens, le Sahara occidental, et des questions mémorielles.
« Ces déclarations font de l’incendie délibéré d’une ambassade une réaction acceptable selon son auteur à une situation réelle », a écrit Manuel Bompard. Le député de La France Insoumise estime que les dires de Louis Sarkozy sur l’Algérie « constituent une incitation directe, publique et délibérée à commettre un acte criminel, y compris potentiellement le meurtre de personnes vivant ou travaillant dans le bâtiment mentionné ».
France : Louis Sarkozy fait l’objet d’une quatrième plainte suite à ses menaces envers l’Algérie

Il explique que l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse cible spécifiquement les provocations publiques à commettre des infractions, telles que les atteintes à la vie ou à l’intégrité des personnes, ainsi que les destructions ou dégradations dangereuses, qu’elles soient suivies d’effets ou non. Manuel Bompard, dans sa plainte, mentionne que ces incitations n’ont, heureusement, pas encore eu de conséquences, mais il alerte sur le risque accru de passage à l’acte.
Il souligne que ce risque est amplifié par une escalade diplomatique récemment orchestrée par certains membres du gouvernement contre l’Algérie, et nourrie par un segment des médias proches de l’extrême droite, rendant la normalisation des discours de haine particulièrement périlleuse. De son côté, SOS Racisme a signalé au procureur de la République de Paris, le 24 février, que les déclarations de Louis Sarkozy constituaient une « incitation explicite à un acte criminel de destruction par incendie », contribuant à une « banalisation inacceptable des appels à la violence ».
Le 12 mars, l’Algérie a réagi en portant plainte contre Louis Sarkozy suite à ses menaces envers son ambassade à Paris. Avec la plainte de Manuel Bompard, quatre plaintes ont été déposées contre Louis Sarkozy en France.