Lors de la récente réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, des émotions intenses ont submergé les participants lorsque l’ambassadeur d’Algérie, Amar Bendjama, a livré le poignant message d’adieu laissé par la journaliste palestinienne Mariam Abu Daqqa. Cette dernière, âgée de 33 ans, a trouvé la mort dans une frappe israélienne visant l’hôpital Nasser à Gaza, faits qui ont coûté la vie à vingt civils, dont cinq journalistes.
Un moment chargé d’émotions à l’ONU
L’Appel urgent contre la répression médias
Profondément ému, Amar Bendjama a vivement critiqué les mesures israéliennes qui visent à museler la presse et à occulter la tragédie que subit la Palestine. « Mariam n’avait pour armes qu’une caméra et un gilet de presse. Israël veut éteindre les voix de Gaza, cacher le génocide et la famine », a-t-il déclaré avec fermeté. Le diplomate a mis en avant les statistiques glaçantes : depuis l’escalade du conflit, 245 journalistes ont perdu la vie, certains lors d’attaques ciblées. Ces reporters n’étaient armés que de mots et de photos pourtant vitaux pour la vérité.
Appel à une action internationale immédiate
Au-delà des souffrances des journalistes, l’ambassadeur a décrit la crise humanitaire critique à Gaza. Il a cité le cas tragique d’un jeune garçon nommé Yazan Abu Foul, qui incarne la famine sévissant dans la région. Dans son intervention, Bendjama a reproché au Conseil de Sécurité d’être devenu un simple « théâtre de lamentations » sans prise de mesures efficaces. Un appel vibrant a été lancé à la communauté internationale pour instaurer un cessez-le-feu, acheminer d’urgence de l’aide humanitaire et mettre fin à ce qu’il appelle un génocide insupportable.
L’ONU a unanimement condamné l’utilisation de la famine comme tactique de guerre, à l’exception des États-Unis, qui se sont abstenus de signer une déclaration collective.